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LES AMIS DE GEORGES BARBARIN
BULLETINS LES CLES 1966 Retrouvez ici quelques pages extraites des bulletins de la première association LES AMIS de Georges BARBARIN crée juste après sa mort
SOMMES NOUS PROCHE DE LA FIN ?
Nous
nous trouvons réunis pour des fins que nous
voulons avant tout spirituelles. Notre
recherche n'est pas fondée sur la curiosité et notre désir est d'entrer en
contact avec les Instances supérieures auxquelles nous croyons
tous. Notre
but premier est de démontrer par de nouvelles
preuves, si on nous le permet, l'immortalité de
l'âme et la survivance de l'autonomie individuelle
au delà de la mort. Pour cela nous nous mettons entre les mains de Dieu et
sollicitons sa lumière. Que les Forces Hautes veuillent bien s'associer à
notre expérience, tentée en pleine humilité et loyauté. Nous
apportons tous ici un coeur pur et une âme
sereine et sollicitons l'intervention des présences
les plus qualifiées pour nous instruire et nous guider dans les territoires de
l'Esprit".
G. BARBARIN
La
mort de Georges BARBARIN a traumatisé un certain nombre de ses lecteurs
d'autant que la Presse
a bien souvent altéré les faits, soit parce qu'elle n'a guère cherché à se
renseigner, soit parce
que l'appât du sensationnel est toujours là pour
tout fausser. Oui,
Georges Barbarin est mort dans l'incendie de
la forêt des Maures. Non, Georges Barbarin n'a pas été brûlé. Occupant une maison qui appartenait à un de ses
plus chers amis, il a voulu la protéger de toute atteinte et il l'a fait. Dans un
paysage ravagé, la petite maison se dresse sur son piton toujours
intacte et sereine comme celui qui y a vécu. Mais
il y a une heure où le Sage doit retourner
dans sa Patrie, et cette heure était venue. Alors
la fumée a fait son oeuvre et l'asphyxie est venue en quelques minutes
accomplir ce à quoi il était
promis. J'ai fait le thème astrologique de Barbarin,
je l'ai soumis à d'autres astrologues sans
leur dire de qui il s'agissait, et nous avons tous conclu "très grand
risque de mort par le Feu". La
souffrance dans ce cas a été extrêmement courte. Si
on relit ses oeuvres, on s'aperçoit qu'il y
est souvent question du feu purificateur, en particulier
dans le 3° dialogue du "Seigneur m'a dit".
Il pensait que le feu, comme ultime épreuve sensible,
pouvait brûler les dernières scories d'une
personnalité reconnue par lui comme éphémère et
superflue, à une vie dont les perspectives sont immenses
après cette purification. Voilà la vérité sur sa mort,
non plus seulement la vérité apparente, mais
la vérité réelle avec toute sa beauté et l'espérance
qui y est incluse. Si
vous avez l'occasion d'en faire état, ne la
gardez pas pour vous. Elle ne peut que servir la
mémoire de celui qui fut notre ami et aussi,
comme va vous le dire Georges
ROUX, un des rares êtres dont la philosophie a
apporté aux hommes non pas la pénible conscience
d'une infériorité définitive, mais l'espérance
d'une promotion (le mot est à la mode) dans un
monde où il n'y a plus
ni mort ni limitations. A.
NASCHITZ C'est
avec le triste privilège de l'âge que je vais pouvoir parler de Celui qui n'était
au début qu'un
modeste fonctionnaire et devait par la suite se révéler non seulement
comme un écrivain de race, mais comme un Guide éclairé des consciences et
un apôtre
convaincu de la non violence. On a prononcé à
son endroit le titre de Mage qui lui valut tant d'amis plus ou moins fidèles
et de nombreux disciples plus ou moins
fervents. Pour
aujourd'hui, je me bornerai à évoquer le Barbarin d'autrefois tel
que je l'ai connu. C'est au
lendemain de la Grande Guerre que j'ai rencontré Georges Barbarin et sa femme
à Chinon, alors que récemment démobilisé, je venais reprendre mon poste de
professeur au Collège Rabelais qui n'était pas encore transformé en un vaste
lycée. Barbarin, de trois ans mon aîné,
était
berrichon, moi j'étais poitevin. Une sympathie réciproque ne tarda pas à nous
lier d'une amitié qui ne s'est jamais démentie. A
cette époque, le démon de la Littérature nous tourmentait déjà. Lui, collaborait aux Marges d'Eugène Montfort.
Moi-même je plaçais quelques articles dans la Revue Mondiale de Jean Pinot. Nous nous réunissions en
moyenne deux fois par semaine. Parfois je l'accompagnais à la pêche, car
Georges était un prestigieux pêcheur au lancer. Il ne pêchait d'ailleurs que les
gros poissons carnassiers tels que le brochet et la perche. A cet effet, il possédait un attirail
impressionnant. Quand le temps était favorable le dimanche, il m'emmenait sur son bateau au milieu
de la Vienne. C'est là que j'ai assisté à des captures mouvementées. Nous allions également
faire de longues promenades
à bicyclette, tantôt visitant le secteur de Seuilly et de Lerné, théâtre
de la guerre pichrocoline,
tantôt explorant le camp des Romains, an direction de Cinais et de Couziers,
repaire du fameux Chicoteau, virtuose de la cautèle. C'est ce chicanier endurci
et insaisissable que Barbarin a
fait
revivre sous le nom de Saturnin Corbeau. En ce temps là, Georges
fumait de délicieux petits cigares, dénommés senioritas, et que George Sand,
berrichonne elle aussi, appréciait fort en compagnie de Jules Sandeau. Madame Barbarin,
toujours prévenante et prévoyante, achetait ces cigares favoris par bottes de
50, sachant très bien que son mari en offrait à ses visiteurs. Dès
1923, sa collaboration aux Marges devenant
assez intermittente et malgré quelques articles fort remarqués
dans des journaux locaux, Barbarin
conçut le projet de lancer une revue.
A ce sujet, nous eûmes plusieurs conférences chez lui,
afin de mettre sur pied ce nouveau périodique destiné à lui procurer une
certaine notoriété. Inutile
de dire que mon appui lui fût immédiatement acquis. Je lui promis des articles sous divers pseudonymes et me chargeai de la critique des
livres avec Paul Barret. En outre, Georges s'était
assuré plusieurs collaborations parisiennes,
dont celle de Colette, de René Dunan, René Naran, Albert Lantoine etc... Si
bien que le premier numéro de la Revue des Lettres parût en Décembre 1924. Après
avoir suscité beaucoup d'espoir, la petite revue de 64 pages à
couverture grise, vécut
l'espace d'une année. Elle repose en paix au fond de quelques bibliothèques. Georges Barbarin ne
conserva nulle amertume de
cette fin prématurée. Le regret en fut voilé par le succès de l'Amour
et la Mer, qui obtint le prix de la première oeuvre sous le patronage de
Colette. L'auteur était lancé, et Flammarion publiait peu après « De
la rose à l'artichaut » , puis « le Père Pou » portrait haut en couleur d'un paysan tourangeau. J'arrête ici
mes
souvenirs chinonais, car une nouvelle aventure orienta désormais la carrière
de Georges Barbarin. Alexandre BAILLOT
Comme cela a été dit dans notre
circulaire, notre but est de diffuser au maximum l'oeuvre de notre ami Georges
Barbarin. Cette oeuvre est immense et vous la connaissez tous au moins en grande
partie. Dans ce lot d'ouvrages, certains témoignent réellement de l'aide qu'il
a voulu apporter à tous ses lecteurs
qui étaient avant tout ses amis. C'est ainsi que fut écrit : "L'Ami des
heures difficiles". Si aujourd'hui nous présentons cet
ouvrage, c'est plus qu'en souvenir, c'est en hommage à son auteur. Pourquoi,
demanderez-vous ? La réponse est simple : c'est parce que, maintenant, il
fait partie lui-même de ces "Amis de l'Au-delà" qu'il a si bien définis
et auxquels il a souvent fait appel. Nous ne nous trouvons pas en face du fruit d'une
imagination vagabonde, d'une philosophie étrange et incertaine, mais bien
devant la résultante d'épreuves vécues et surmontées. Ces épreuves, ce sont celles du commun des mortels auquel appartenait Barbarin. Les heures
difficiles, il les a connues. Ces heures, loin de le rebuter, l'ont obligé à chercher une aide, un secours moral, à défaut
de celui d'un ami terrestre qui souvent fait défaut. C'est donc en face de
cette carence qu'il a éprouvé d'autres remèdes susceptibles d'apporter une
solution, la solution. Nous
ne nous étendrons pas sur la
présentation de l'ouvrage : originale, simple puisque répertoriant par ordre
alphabétique tous les soucis ou ennuis, c'est un guide efficace parce qu'éprouvé.
Si à chaque épreuve correspond une façon
de penser, de changer la situation, il y a aussi
une cause, 'conséquence de l'ennui. Aussi, c'est d'abord cette cause que
Barbarin met à nu, il nous oblige à faire une introspection afin de la déraciner. Mais
cela ne suffit pas. Si nous sommes conscients de l'origine du mal et si nous
acceptons cette origine, il faut alors appliquer le remède. Comment Barbarin
pouvait-il dénommer ce remède ? Le nom qu'il lui donne, c'est dans le fonds ce
qu'il a été lui-même toute sa vie
pour
les autres l'AMI. Son amitié, son
amour pour autrui, il les a sublimés, imprimés dans son ouvrage. Non pas sous
forme personnelle, mais en obligeant l'être en difficulté à chercher plus
haut le secours nécessaire. Cet Ami va prendre tour à tour le nom de Dieu, de
Père, d'Invisible, de Ciel, de Providence. Il ne s'agit plus d'un Dieu
inaccessible aux hommes,
placé sur un piédestal tout là-haut dans le ciel, mais bien d'un Ami, du
Dieu réel et vivant, toujours présent et prêt à répondre à chaque appel de
détresse. Dieu est donc mis ainsi à la portée de tous, sans artifices, mais
à une condition s celle d'appliquer
la loi d'Amour sous toutes ses formes. C'est là le seul remède valable, et
Barbarin l'a très bien compris, lui dont la vie fut un exemple de cet amour
fraternel. Dans notre monde actuel où la
Matière croit pouvoir dominer l'Esprit, il existe des hommes qui ont le courage
de se pencher sur les problèmes humains, de les
analyser,
de les solutionner. Barbarin appartient à cette lignée d'hommes qui,
conscients de la détresses humaine, ont
essayé
de calmer les douleurs physiques, d'apaiser les souffrances morales. C'est grâce à
l'affirmation
constante, dans son oeuvre, que l'homme a
la possibilité
de puiser à la source céleste sans jamais la tarir, que la philosophie de
Barbarin est une philosophie spiritualiste. Les problèmes humains sont avant
tout des problèmes de l'âme, et l'âme vient de Dieu. Où trouver le remède,
sinon en Dieu lui-même "Demandez
et vous recevrez" dit l'Evangile, "Appelez votre ami et
il est là à vos côtés" dit Barbarin. Y a-t-il une différence, sinon le
fait d'affirmer qu'il est inutile de chercher au dehors ce qui existe en
nous-même : la Présence Divine. L'ouvrage de notre ami fait bien
ressortir le fait que nous ne cherchons de l'aide que lorsque nous
sommes dans la peine. Alors, puisque nous voulons
lui rendre hommage et continuer son oeuvre, efforçons nous de réaliser en
permanence cette présence divine, de répandre l'Amour autour de nous Ainsi,
"l'Ami des heures difficiles" deviendra "l'Ami
de tout instant", tel que le fut Barbarin et
tel qu'il continue de l'être, caché derrière le voile de l'Au-delà parmi
ceux dont il avait deviné et percé la présence et qu'il a maintenant
retrouvés. L. ROYERE
Le titre et une partie de cet article ont été écrits par Georges Barbarin et trouvés dans la masse des papiers où
nous nous proposons de puiser. Ces textes sont en général des esquisses qu'il
nous faudra compléter avant de les livrer à l'imprimeur ; mais nous nous
efforcerons d'y toucher avec de mains prudentes afin de
ne pas défigurer la pensée de l'auteur. Pourquoi ai-je précisément choisi ce texte ? Parce que ce
sujet fut un des derniers dont nous ayons discuté ensemble et parce que dans ce
domaine comme dans beaucoup d'autres notre accord était complet. Nous
pensions tous deux que l'origine du mythe diabolique était la peur, cette peur
que nous trouvons au fond de tout ce qui fait souffrir les hommes, les abaisse
devant eux mêmes et devant les autres. Le diable est le fruit de l'ignorance et de la peur exploitées
parfois dans un but de domination des âmes. Voici
ce qu'écrivait Georges Barbarin sur le diable " Comme
nous avons en nous "l'Ami" nous avons aussi le Diable tant il est vrai
que rien
n'existe hors
de l'être. Comme
l'Ami se confond avec ce qu'il y a de
divin en nous, nous pouvons aussi y
rencontrer
le diable. Or le Diable n'est ni quelqu'un, ni quelque
chose de matériel. Il est la somme des appétits
en nous et hors de nous. Tout ce qui est avide, cruel, égoïste, malfaisant est
le diable ; c'est à dire l'ensemble des forces
retardataires opposé à l'ensemble des forces
d'évolution. Mais il n'est pas seulement lié à l'humain. Il
y a dans l'Univers des forces de toutes sortes,
et qui échappent à la vue et à la compréhension
des hommes. Elles
sont attirées par le rayonnement des âmes se
nourrissent de forces semblables à elles. Le diable
devient donc ainsi la somme des instincts humains
augmentée des forces destructrices de l'Univers.
Il n'a pas de corps et encore moins de visage
mais il a mille masques, autant qu'il y
a d'aspects
des choses et des gens. Il
n'y a pas trace de lui dans les mythologies premières. Il
n'existe pas non plus dans les philosophies
orientales dont les dieux ont en eux mêmes à la
fois une face constructive et destructive. Dans
les théologies modernes le diable prend la
forme que lui imposent l'ignorance et la terreur
des hommes, terreurs qui vont de la chose inexpliquée et inexplicable à
l'émergence des forces inconscientes où il leur .a été appris à voir le péché. C'est
pourquoi au moyen âge le Diable prenait la
forme d'animaux fantastiques, ou bien se manifestait par des phénomènes
névrotiques dont ceux qui
en étaient les victimes ne pouvaient ni ne voulaient prendre la
responsabilité. Cela
allait du loup-Garou aux débordements des
sorcières convulsionnaires etc... En
vertu du pouvoir créateur que possède l'homme
la croyance au diable renforçait sa puissance et
son emprise sur les âmes. Est-ce à dire que notre connaissance accrue de la
zoologie qui a fait disparaître l'image du loup
Garou, et la découverte des drogues "miracles"
qui favorisent le traitement des hystéries aient
fait s'évanouir le diable ? Pour que cela soit possible il
faudrait que les hommes ne le recréent pas sans cesse en donnant
libre cours à leurs instincts et à tout ce qu'ils
ont de négatif en eux. Ainsi se termine
l'essai intitulé par Georges Barbarin "Réhabilitation du Diable". Bien entendu le texte ainsi écourté
ne répondrait pas à ce titre aussi, assurée d'exprimer sa pensée à ce sujet puisque nous l'avons débattu
ensemble peu de temps avant sa mort je vais essayer cette réhabilitation. Etant créature de Dieu il n'y a
rien en nous même qu'il faille détruire. Du reste le pourrions-nous ? Ce que nous appelons le diable c'est à dire, nos défauts,
nos vices même ne sont que l'envers des vertus correspondantes, et c'est
l'effort qui est nécessaire pour les transformer qui peut nous amené à révéler
la présence de Dieu en nous. Chaque fois que dans le monde un
homme lutte contre lui-même , il diminue l'emprise du Diable sur le monde. Cher Georges Barbarin je vous vois
encore m'exposant vos combats et m'expliquant comment vous aviez transformé
votre violence destructrice en un dynamisme générateur d'amour pour tout ce
qui vit, vos inquiétudes et vos combats en paix intérieure. Vous nous avez appris qu'il n'y a
rien à Ce
n'est pas à une destruction à laquelle il doit se livrer c'est une
transformation qu'il doit accomplir. Cette
transformation c'est par la connaissance
de lui-même qu'il doit la mener à bien. S'il a honte
parfois de ce qu'il manifeste qu'il réfléchisse que ce dynamisme qui se fait
jour, il peut, au prix d'efforts persévérants, le faire servir à la révélation
des plus hautes vertus. Quand, grâce à
ces efforts, il aura nettoyé son
miroir il reflétera Dieu. Andrée Naschitz ROUSSEAU GEORGES
BARBARIN, LE PHILOSOPHE DU BONHEUR Tous
ceux d'entre nous qui ont approché Georges BARBARIN et l'ont vu vivre ont été
frappés par son rayonnement. Son visage exprimait la bonté et la douceur. La sérénité
qui-émanait de son être était immédiatement perçue non seulement par ses
amis mais par ses voisins ou toutes personnes étrangères qui franchissaient
le seuil de sa maison. Il
y avait chez lui un état profond de contentement qui se traduisait en ses écrits
par un équilibre de la phrase, une expression heureuse qui nous rendait sa pensée
vivante et fraternelle. Georges
BARBARIN disait volontiers qu'il était moyen en toutes choses et ne possédait
aucun don exceptionnel. mais c'était loin d'être exact parce qu'il était
supérieur en sagesse. S'il était humble et s'il aimait les humbles c'est
justement parce que la sagesse implique toujours la modestie et la simplicité. En vérité, BARBARIN
a atteint la réalité de sa joie intérieure et a hautement mérité le
titre de PHILOSOPHE DU BONHEUR. Cent
mille lecteurs ont su, à travers son oeuvre, que le bonheur est une harmonie de
l'âme, la marque d'une réussite, la démonstration d'un art de vivre, un
aboutissement naturel, une résultante en moi, Si
chacun savait faire le point et considérer sa position par rapport au bonheur,
chacun saurait aussi, de façon certaine, qu'il n'est ni perdu ni abandonné. Même
si l'horizon parait complètement bouché et si la tempête déferle, il est un
phare en nous qui jamais ne s'éteint complètement. Dans les situations les
plus extrêmes il subsiste toujours un fil de lumière, l'infinitésimale
particule d'espoir qui va avec la vie. Mais
pour prendre conscience de cette heureuse harmonie il faut cultiver sa vie intérieure
c'est-à-dire se bien connaîtra. Comme
tous les penseurs, qui, depuis la haute antiquité ont exprimé leur sagesse,
Georges BARBARIN insiste, dans ses livres, sur la nécessité de se connaître
soi-môme. Tant qu'il ne se connaît pas intérieurement
l'être est séparé de son âme par une dure carapace de matière qui le
tient exilé de sa joie. Sa
vie à fleur de peau, toute en apparences, s'écoule inutilement en sa
superficialité. La conscience ne s'élargit pas. Un être mutilé se débat
contre lui-même, et de ce fait contre les autres, parce qu’il ignore sa
source. C'est ainsi qu'il va de déception en déception, d'une détresse à
l'autre au sein de l'amertume. Devant
cet immense gâchis qu'il fait de sa vie, l'homme se fuit et se passionne pour
les turbulences vaines en croyant toujours s'évader de l'anxiété, oublier sa
tristesse dans une agitation qui n'a pas de sens. Ce monde futile n'est pas le
monde réel. Chacun le sait ou chacun le pressent. Mais en l'état actuel de l'évolution
les hommes sont surtout
préoccupés de progrès matériels et le franchissement de la carapace intérieure
n'intéresse qu'une infime minorité. Et
c'est bien là le péché contre l'esprit : l'ignorance de soi. Il porte en lui sa propre
punition, non dans un lointain devenir mais dans l'immanence du présent, au
fur et à mesure que se déroule l'épreuve de la vie. Une loi naturelle règle
cette punition qui va de soi parce qu'elle est la conséquence inéluctable d'un état
d'insuffisance : celui qui ignore sa source ne boit pas. Celui qui s'obstine à
ignorer sa source meurt de soif et ne connaît jamais le bonheur. Il
ne lui sert à rien de se révolter contre son ignorance. La sagesse lui
conseille au contraire le discernement des valeurs essentielles et une
acceptation de la vie qui ne soit pas une résignation, une abdication ou un
renoncement mais une compréhension enthousiaste de la vérité. Georges
BARBARIN nous enseigne la bonne volonté persévérante qui nous harmonise avec
nous-même et nous fait découvrir la lumière du bonheur. C'est la bonne volonté
qui est demandée aux hommes depuis 2 000 ans, celle qui les purifie de
la crainte, les délivre du mal et leur donne la paix du coeur. G. J. ROUX Il me fut donné d'avoir
deux pères et je veux vous parler de ces deux hommes si différents qui firent
de mon enfance un printemps avec ses soleils et ses gelées, ses giboulées et ses fleurs. Quand j'étais tout enfant
mon père était pour moi Jupiter tonnant et nos caractères étaient si
semblables que nos orages étaient fréquents. Je me souviens ainsi de tournois
dont j'avais presque toujours
l'initiative mais où je n'avais jamais la victoire. Des deux côtés la colère et la soif de vengeance
étaient égales, mais aussitôt le champ clos nous retombions dans les bras l'un de l'autre, n'ayant
pas plus de rancune que de retenue dans nos
indignations. Quand j'ai grandi les
joutes devinrent plus rares mais de temps en temps encore la foudre grondait,
pourtant le printemps maussade avait fait place à l'été. L'union de nos
coeurs et de nos
âmes s'affirmait, notre conception de la vie évoluait dans la même
direction et ma petite maman n'avait plus le coeur chaviré par notre violence. En effet, depuis quelques
années nous n'étions
plus trois mais quatre, et ce nouvel hôte de la maison dont
nous venions de découvrir la
présence éternelle à nos côtés avait transformé bien des choses pour nous. Ce n'est pas, bien sûr, du jour au lendemain que
le cow-boy dresse son cheval rétif et celui de Papa était particulièrement
ombrageux et coléreux et il ruait des quatre fers. Il avait reçu cet héritage
d'une mère et d'une grand-mère au caractère fracassant et aux colères célèbres. J'avais par
chance calmé ce tempérament excessif par la douceur et l'équilibre de ma mère. Ainsi, bien que cavalière malhabile, je suivais
cahin-caha l'étalon paternel. Mais périodiquement encore nous nous
retrouvions par terre, nos
montures ayant pris le mors aux dents. Je craignait et redoutais ce Père que
j'adorais. La vie tournait et je
quittai la France pour longtemps
; quand je revins après quelques années, je fus stupéfaite et émerveillée
devant l'extraordinaire
changement de mon Père. J'avais laissé un homme déchiré entre sa
violence intime, ses convictions
profondes et sa volonté. L'épreuve et la croix de sa vie en avaient fait un
sage. Il lui avait fallu toute sa
force
et un chagrin immense, toute son intense volonté et son courage finalement
pour qu'il devienne ce qu'il désirait et voulait, il avait plié et brisé ce
qui résistait en lui et il rayonnait d'amour et de compréhension. Ceux qui l'ont approché récemment,
qui ont. connu
cet être tout de paix, de lumière et de sérénité ont du mal à réaliser
la formidable lutte qu'il
dût soutenir, la force d'âme et l'énergie de fer qu'il dût déployer pour en
arriver là et je crois bien sincèrement que peu d'hommes ont eu une telle
route à gravir pour arriver à leur réalisation, à leur sublimation. Comme je le dis
dans le prologue du "Protecteur
Inconnu" (autobiographie qui va paraître
chez ASTRA ce printemps) ce qui a semblé
incompréhensible
et si injuste dans la fin terrestre de mon Père fût au contraire la victoire, le couronnement
et la purification finale. Je sais enfin qu'il savait qu'il touchait au but
et aspirait à voir l'autre coté de la montagne. A nous maintenant de le suivre et dans la mesure de
nos moyens d'arriver à notre tour au sommet. Mais rassurez-vous, à nous il ne sera sans
doute pas demandé autant, car tout s'harmonise, et plus l' âme est haute plus
il est exigé d'elle. Merci à vous, Amis, de nous permettre par notre
union de continuer son oeuvre et de faire connaître à d'autres les. merveilleux
secrets de l'union
avec
l'Ami et du Jeu de la vie. Madame FEUILLET BARBARIN
Je lui dois beaucoup, je lui dois
tant : le charme radieux de mon bonheur à mille facettes, ma joie d'apprendre
et de comprendre, ma sérénité. C'est pourquoi je remercie le "Bulletin
des Amis de G. Barbarin" de me permettre aujourd'hui d'exprimer ma
reconnaissance en parlant de notre Ami le Magicien. Certes,
pour évoquer ce troubadour de la Sagesse, j'aurais aimé être un oiseau et
pouvoir chanter haut dans le ciel des mots en forme d'étoiles, emprisonner
dans ces lignes tous les rayons du Soleil, la musique des Paix retrouvées, les notes
claires des joies naturelles. Il me faudrait une plume de fée ou celle d'un poète ! La mienne est bien simplette, mais
une profonde gratitude l'anime envers celui qui, par ses oeuvres, illumina notre
vie, transforma en sourire nos lèvres contractées, en amour nos
"pourquoi" révoltés, en âme de velours nos esprits griffus ou violentés Dans l'effarement des néants
existentiels, dans la terreur de l'absurde inhumain, dans l'écrasement d'un matérialisme
inopérant, Georges Barbarin fut bien le Magicien moderne dont notre monde avait
le plus pressant besoin. C'était,
dit-on, un homme semblable aux autres apparemment, souffrant au départ des mêmes
maux, et pourtant dans les plaies de sa vie il sut forger pour nous ses clés
merveilleuses nous ouvrant à l'Infini. Il jeta entre l'Invisible et nos âmes
rebelles un pont de Lumière et nous apprit l'art des métamorphoses. Saisissant
à plein cœur nos pensées défectueuses, il nous montre comment, avec
beaucoup d'Amour, le Mal peut se changer en Bien, les larmes en rosée, les
soucis en bouquets. "Quand je bénis l'insulteur, je change les crapauds et les serpents
qui sortent de sa bouche et les transforme en fleurs et en joyaux. Je puis à
volonté "faire chanter des épluchures, des immondices, car si je les consacre à Dieu elles deviennent des
oraisons". "C'est
cela le grand miracle religieux de tous les temps, la transsubstantiation
incessante, la pierre philosophale spirituelle, l'alchimie suprême de
l'Esprit" (vivre divinement P95) Dans
nos recoins desséchés il fait jaillir des sources fraîches, déchire sans façon
tous nos voiles chagrins, dénude nos mélancolies au Grand Large vivifiant de
l'Optimisme créateur, anime nos quotidiens maussades d'exaltantes découvertes. De son eau de
Jouvence il inonde nos rides et contre nos dégradations proclame le défi de l'éternelle
jeunesse, de la vigueur corporelle, de la prospérité. Enfin il nous présente à nous-mêmes et sur cet étonnant
miroir nous projette l'image des victoires offertes. Soufflant
sur nos braises mourantes, il ranime en
gerbes d'or les enthousiasmes éteints... Et nous voici, nous, les tristes, les
désenchantés, les malades, les désespérés, les ratés, les insignifiants,
les malmenés, nous voici riches immensément. Riches de nos destinées s'offrant
en flammes vives à nos consciences éclairées. Riches
de la Connaissance nouvelle, des présents à fructifier. Riches du vrai sens de la Vie
et de l'Eternité. Nulle peine, nulle crainte, nulle souffrance ne résiste à
cet enchantement, il suffit de comprendre, de croire et d'agir. Grâce à Georges Barbarin, le
Sage, Maître des Clés, le "Merveilleux" reprend sa place dans le cœur
des hommes de bonne volonté. Grâce à Georges Barbarin, le
Sage, Maître des Clés, le "Merveilleux" reprend sa place dans le cœur
des hommes de bonne volonté. "Il pleuvait et je n'ai pas vu la route souillée,
Mais j'ai vu la terre désaltérée,, le ciel pur, les moissons
lourdes, Et j'ai entendu la joie des bêtes et des
gens Car je ne vois
jamais le Mal, la Haine, le Mensonge Ni
n'entends les rires des démons, Et pourtant où je vais je suis environné de vols d'anges Et
de sons de harpe qui ne finissent point". (cantiques de la Vie Heureuse) Madame
N. LELONG Ami,
tu es parti, mais ton oeuvre est restée, Témoin
bien évident de quatre-vingt années Pendant
lesquelles tu as voulu sans y faillir Eprouver
tes idées, aimer, peiner, souffrir. La Vie n'est pas pour tous une source de joie ; Les épreuves sont là, les ennuis à la fois Alors
tu as voulu, par ton expérience Aider ceux qui étaient compagnons de
souffrance. Il ne s'agit donc pas, pour nous qui te suivons De rester sur les bases que toi même a jetées. Rendant vivant ton souvenir de l'avant nous irons En disant que chaque être, si son âme est peinée Près de nous trouvera un peu d'aide et d'Amour Seul
baume bienfaiteur qui se répand toujours. L. R. La rivière aux berges ensoleillées et fleuries emporte les âmes vers
la sagesse et la Paix afin qu'elles puissent renaître dans la Lumière et la Beauté. Cette rivière, c'est celle de l'Esprit où
viennent se plonger toutes les âmes avant de revenir sur
la Terre. Elle
est la Force et l'Harmonie. Elle reflète l'Image de la nature et contient la
Paix du Christ. Quand vous cherchez la Paix, celle qui est capable d'abolir
pour vous toutes les inquiétudes, d'effacer
toutes les déceptions, tournez-vous vers son image. Son cours est
lent et majestueux ; elle emporte les
feuillages et les branches et aussi toutes les souillures, et
fait de l'homme qui s'abandonne à son
cours l'égal d'un Dieu. Cette rivière, elle est vôtre pour peu que vous espériez la
rencontrer un jour. Songez à elle, priez pour y plonger vos âmes fatiguées. Elle
traverse les montagnes et les plaines, et va se jeter dans l'immense océan de l'Amour Divin. Que
Dieu, le Dieu des hommes, vous soit proche. Qu'il
vous guide et vous protège. CLEO Il
y a en fait peu de sages dans notre monde occidental et sans doute dans la terre entière,
car la Sagesse
requiert des qualités de maîtrise, d'équilibre
dont la réalisation parait fort difficile. Le monde d'aujourd'hui nous
donne le spectacle du désordre dans les esprits et de l'inquiétude dans les âmes.
Une hypertrophie du cerveau tend à annihiler toutes les autres facultés
humaines. Pour les Occidentaux,
après l'espoir de conquêtes fracassantes dont
on espérait qu'elles apporteraient aux hommes un
bonheur du moins matériel, nous pouvons constater une faillite aussi
grande que furent les espérances. Si l'homme voit croître ses biens,
il voit croître aussi ses besoins ; s'il possède le nécessaire
et souvent plus que le nécessaire, cela n'a point terrassé en lui ce terrible
défaut qu'est l'envie sous toutes ses formes, l'envie génératrice de
presque tous les fléaux qui
torturent l'Humanité. A cause de cette alchimie
qui finit par rendre amères
toutes les possessions et toutes les conquêtes
matérielles, scientifiques ou sociales, les hommes, dont un grand nombre pourraient s'estimer comme comblés,
ne sont pas plus heureux. Tourmentés, inquiets, Lis fuient à la fois devant leurs découvertes
et devant les responsabilités
qu'engendrent ces découvertes. Aimant la nature, les exodes citadins le
prouvent, ils détruisent ou mutilent les forêts, suppriment les jardins par lesquels respiraient
les cités,
empoisonnent les sources et les rivières, rendant
inhumain leur habitat. Aimant le silence, se plaignant
sans cesse d'en être privés, ils se soumettent pourtant sans révolte au fracas des publicités, aux cacophonies radiophoniques,
aux bourrages de crânes commerciaux. Aimant la paix, car ils croient l'aimer, ils admettent
pourtant que la guerre soit inévitable. Ils la craignent et ne font que bien
peu de choses pour l'éviter,
renforçant au contraire sa possibilité
par leur panique devant les perspectives que la guerre suppose. Dans ces conditions, l'ambiance créée par les hommes étant
difficile à surmonter, on peut s'imaginer quelle volonté, quelles vertus il faut développer pour
atteindre cette Sagesse qui est équilibre, détachement
et sérénité. Cette absence de sagesse est-elle le propre de l'Occident et si
nous nous tournons vers l'Orient allons-nous
la rencontrer ? Là ne règne pas non plus l'équilibre.
Certes, une longue préparation spirituelle qui s'étend sur des millénaires,
une possibilité
d'isolement qui n'existe pas en Occident, permettent
à quelques êtres exceptionnels de pratiquer la sagesse. Toutefois ceci
n'équilibre pas les immenses souffrances
qu'éprouvent les peuples qui, pour avoir servi
exclusivement l'esprit au détriment des corps, sont livrés aux souffrances d'une misère
atroce, où les sages en puissance peut-être sont soumis aux tortures de la faim et aux carences qui y sont attachées. D'autres peuples de cet Orient vers lequel bien des occidentaux
ont tourné leur espérance sombrent ou vont sombrer dans un matérialisme pire que
le nôtre. Si nous sommes sans parti pris d'aucune sorte, il nous faut
penser que ni l'Orient, ni l'Occident ne
possèdent la Sagesse, ni l'un ni l'autre n'ont en effet réalisé un équilibre entre la manifestation extérieure de
l'être et la force qui crie en l'homme pour se faire entendre. Qu'est donc cette science
des Sages susceptible de nous apporter la paix du coeur et la sérénité de l'âme ? Que le mot "science" ne nous égare
pas. Il no s'agit pas des conquêtes des savants, et
bien peu de
sages ont désiré approfondir cette science ! Au risque d'étonner les lecteurs de cette
revue, et s'ils ont lu Barbarin, seront-ils étonnés quand nous affirmerons
hardiment que la Sagesse est la Science du
Bonheur ? Il
faut donc que nous définissions
ici ce qu'est en
réalité le Bonheur. Nous allons essayer à la lumière
de ce que nous avons appris sur les hommes, de trouver quels sont les caractères du bonheur, de quoi il est fait,
comment il est si difficile à réaliser
et quelles pourraient être les conditions qui nous permettraient de le
conquérir. Je
pense qu'il est fait en premier lieu de stabilité.
Qu'est un bonheur dont on sait qu'il va finir ? Les êtres les plus remuants, ceux qui paraissent les plus instables ne peuvent vivre
s'ils n'ont pas la possibilité de s'accrocher à quelque chose
qui dure, ceci pouvant être suivant la personnalité
: stabilité matérielle, affective ou morale. Il nous faut une ancre
sans laquelle il est impossible de parler de bonheur. Il nous faut aussi la paix. De quel bonheur peut-on
jouir dans l'agressivité et la bagarre ? Même si
notre nature nous porte à l'opposition, il faut un coin de nous-même
où règne la paix. Et
enfin et surtout, il nous faut l'Amour. Nous en avons faim et soif, même si ce
que nous appelons l'amour
n'en est que la caricature. N'est-ce pas une de nos gentilles chanteuses "Yé-Yé"
qui susurre "mais vivre sans
tendresse, non, non, non" ? Où
donc le sage va-t-il trouver ces conditions idéales
du Bonheur ? La
stabilité d'abord. Nous n'entendons parler que
d'instabilité : instabilité monétaire, instabilité de l'emploi, instabilité de la famille, et j'en passe. Tant
que nous nous tournerons vers l'extérieur, cette condition du bonheur semble bien difficile
à réaliser. Le
Sage, lui, se tourne vers l'intérieur, et là, il rencontre l'Ami. Là, pas d'impermanence.
Il nous attend,
il désire sans cesse nous aider pour peu que nous l'en sollicitions. Rien des
contingences multiples dont est faite notre vie ne
peut nous séparer de Lui. Rencontrer l'Ami, c'est abolir l'inquiétude et trouver la stabilité. La
Paix ? On en parle, mais on parle plus souvent de la guerre, de dangers atomiques, des ambitions, des
appétits, des concurrences, de jalousie, de médisances. Qui peut trouver la Paix en
se tournant vers l'extérieur ? Le Sage, lui,
dans ce fracas, se tourne vers l'Ami. Là, règne le silence, l'harmonie. Dans
ce merveilleux lieu secret les conflits
s'apaisent et tout reprend sa véritable place. L'Amour ? Qu'est un Amour qui doit finir ? Si l'homme a
besoin d'éternité, c'est bien quand il pense à l'amour? Dans le cas
contraire, l'inquiétude le ronge et ce qui devrait être la source de ses délices
n'est que la plus raffinée de ses tortures. Pour définir l'Amour, nous pouvons feuilleter
"le Règne de l'Amour", un des plus merveilleux livres de Barbarin.
Nous saurons ainsi que pour connaître l'Amour dans l'Absolu celui auquel tous
nous aspirons, il faut aussi se tourner vers l'intérieur. Voilà
donc la Science des Sages. Elle est un retournement de notre pensée vers le plus
profond de nous-même.
Elle ne dépend ni de la physique nucléaire, ni de la cybernétique, mais de la
valeur de l'âme de l'individu. A. NASCHITZ - ROUSSEAU Parmi
les symboles transmis depuis la plus haute antiquité l’œuf est sans doute le
plus instructif et le plus mystérieux. En
remontant le cours des figes, nous voyons dans les livres sacrés des Scandinaves,
"les Eddas", l'histoire de
l’œuf du monde refroidi et réchauffé tour à tour jusqu'à l'éclosion des
mondes et de l'Homme lui-même. Les "Vedas" de l'Inde ancienne nous
content la belle légende du Kalahamsa, le Grand Cygne Sacré né du temps et de l'espace, nageant sur
les eaux cosmiques et pondant l'oeuf
duquel éclôt l'Univers manifesté. La Bible nous parle de l'Esprit se mouvant sur les
eaux à l'aube de la création et on peut rapprocher
cette image de celle du grand Cygne Kalahamsa. Les Egyptiens adoraient le "Globe Ailé",
associant ainsi
l'oeuf et les ailes de l'oiseau. Le Dieu PHTAH identifié à Osiris
tient dans sa main un oeuf rouge, celui-ci étant
sensé- contenir les germes des deux mondes, le Monde Manifesté et le Non-Manifesté.
Sur certains papyrus on retrouve le même
oeuf rouge flottant au-dessus des momies en signe de résurrection. Dans
la Chine ancienne, nous voyons la jeune mariée offrir à son époux un oeuf
rouge, également symbole
et promesse d'une heureuse fécondité. L'oeuf a donc gardé sa place parmi les symboles
sacrés en dépit
de l'ignorance des hommes touchant ce grand mystère qu'il cache et révèle tout à
la fois, c'est-à-dire
le mystère même de la Vie. Si l'on
casse un oeuf, on trouve une sphère jaune entourée d'une autre sphère
visqueuse et nacrée baignant dans un liquide aqueux. Les savants, en laboratoire, ont
fait l'analyse et la synthèse de ses
constituants et sont parvenus à réaliser un ersatz étonnant
'de l'oeuf. Mais là s'arrête leur création,
car, à l'inverse de ce qui se passe avec un oeuf véritable, aucune créature
vivante ne peut sortir
de cette habile contrefaçon. Il y a donc
dans ce cas quelque chose de vivant qui est absent de la création des savants :
ce mystère étonnant
et qui nous semble si naturel, c'est
la Vie. Tout• dernièrement un magazine nous faisait admirer
l’œuvre d'un biologiste qui, à l'aide
de puissants microscopes électroniques, nous renseignait sur les changements se déroulant
au cours de l'incubation du fœtus
humain emprisonné dans l'oeuf maternel ;
mais ces documents sont incapables de
nous renseigner sur le mystère même de la Vie. Dans
la mythologie des peuples du Nouveau Monde, le même symbole se retrouve dans
l'oeuf du Serpent, idéogramme de la Sagesse de l'Esprit qui crée le Monde. La Vie existe
donc indépendamment de la Matière et
l'oeuf nous enseigne que la Vie peut modeler la Matière, mais qu'elle ne dépend
pas d'elle. L'oeuf comporte
trois phases qui sont : °)
l'oeuf et sa structure, 2°) la fécondation
et l'incubation, 3°) l'éclosion
ou la résurgence de la vie. En effet, l'oeuf seul, sans le principe fécondant,
ne serait rien et si l'éclosion ne suivait la fécondation
et l'incubation, tout le processus serait vain. Or rien n'est vain dans l'économie
du monde et dans l'action divine ou motrice qui la fait naître. La mythologie grecque nous
montre ce processus en
action dans la Nature avec le joli conte symbolique
de "Coré - Perséphone", fille de Zeus et de Démeter. Cette jeune
nymphe s'ébattant dans les prés fleuris au milieu de ses compagnes, est enlevée
par le Dieu des Sombres Séjours,
Pluton, qui en fait son épouse. Lorsque sa
mère
éplorée vient la réclamer au Dieu
ravisseur, celui-ci ne consent à lui rendre
sa fille chaque année que durant six mois, du 21 Mars au 21 Septembre. Qu'est-ce donc que Coré, sinon la Force de Vitalité solaire
et cosmique ; Pluton, symbole de l'engourdissement de la Terre qui se refroidit et se
referme sur les
graines et les semences enfouies en
son sein. Et Démeter, quelle jolie image de la tristesse et de la mélancolie automnale. Ainsi, dans ce conte, il
est facile do trouver l'oeuf, la
force fécondante, l'incubation et l'éclosion printanière. Avant de
continuer sur le chemin des analogies, considérons le fait surprenant qu'un évènement
historique ayant
eu lieu vraisemblablement à une date fixe, soit chaque année commémoré par une
fête mobile,
tributaire de la position changeant du Soleil et de la Lune dans le signe
zodiacal du Bélier. Il
y a lieu de remarquer que la vague puissante
de vitalité cosmique et solaire qui pénètre la Terre après le solstice d'été coïncide
avec le passage
de l'astre dans l'hémisphère austral
du zodiaque, dans les signes du Capricorne, du Verseau et des
Poissons, son point culminant étant
atteint au solstice d'hiver à la nuit mère de Noël. Lorsque le
grand travail de Vitalisation et de Fécondation est achevé, Le Soleil et la
Force cosmique dont il est chargé, parvient à l'Equateur céleste du Zodiaque, opérant avec celui-ci, à moments précis
et chaque fois différents, un croisement, une crucifixion en entrant
dans le signe du Bélier. C'est la date de ce passage de la Force cosmique, de
cette crucifixion céleste qui précise la
date de Pâques et commémore à la fois l'événement historique et l'événement
cosmique, car l'un et l'autre sont liés à la résurrection magnifique
de la Nature, de
l'Ame de la Terre, de l'Ame de l'Humanité
et le couronnement glorieux de l’œuvre de
régénération accomplie par le Christ sauveur. A quoi eut servi la venue du Christ si elle
n'avait généré dans l'âme humaine aucune action de fécondation émotionnelle,
mentale et spirituelle et si cette vivification demeurant stérile n'eut abouti
à l'éclosion et à la résurrection de l'Esprit humain enseveli
en notre prison de chair ? De même qu'une essence concentrée parfume, colore et
purifie une eau fade, incolore et inodore, de même par sa mort et les éthers
supérieurs de son sang répandu
dans les éthers de notre planète, une véritable catalyse s'opéra. Ce
Sacrifice, cette fécondation
mystique infusa une vie, une énergie spirituelle
nouvelle, une transfusion d'Amour à l'âme humaine engourdie ; un élan vital
puissant décristalisa
toute la planète et toutes les âmes des
humains vivants sur les plans visible et invisible en éprouvèrent
les vibrations puissantes et régénératrices. C'est pourquoi,
chaque année, au moment de la crucifixion
zodiacale, du croisement et de l'émergence
du Soleil dans le signe du Bélier, ce grand mystère cosmique se renouvelle ;
car, outre la fécondation des germes et des semences enfouies dans notre
oeuf terrestre, la Parole de Vie prononcée sur le
Calvaire est émise sur tous les plans et se répercute à travers toute la création,
déchirant chaque fois l'obscurité du "voile cachant le Temple de
Dieu". Voici donc pourquoi, à Pâques, l'oeuf est lié
à la mort et à la Résurrection et pourquoi tous les êtres
vivants sont des "nés de l'oeuf. Levons
maintenant la tête vers les étoiles, contemplons avec les yeux de l'Esprit l'ellipse
immense du zodiaque qui encercle notre univers. Cette elliptique ne serait-elle pas aussi l'oeuf générique
de notre monde manifesté et ne serions-nous pas avec tous les êtres créés et
vivants en son cercle, en incubation sous
les ailes immenses du Cygne Sacré, nés
du Temps et de l'Espace ? Car les mythes et les légendes anciennes sont toujours vrais,
toujours vivants puisque la Vie, au
regard de Dieu est un éternel présent. Combien de métamorphoses n'avons-nous pas subi
depuis l'aube de la manifestation, où inconscientes
et faibles étincelles nous émergeâmes de l'Éternelle Flamme t, et combien de mutations ne devrons-nous pas accomplir jusqu'au jour de notre résurrection en tant que fils de Dieu ? Nous sommes couvés et préservés par le Père qui
nous donne l'Etre et la Vie afin d'éclore un jour dans la Lumière de l'Esprit. Le
périple que nous accomplissons à travers des vies et des morts innombrables ne sont probablement
que les changements internes de l'incubation qui doit nous métamorphoser et nous revêtir
de corps nouveaux dignes de notre filiation divine comme
le dit l'Apôtre Paul. Voici donc
la conclusion de l'histoire étonnante et
merveilleuse de l'oeuf, sa signification profonde
et symbolique telle qu'elle est écrite dans
la mémoire de la Nature, dans la mémoire des hommes et par dessus tout dans la sublime mémoire de Dieu. M. F. B. En
abordant ce sujet, il nous faut tout de suite
essayer de définir ces deux termes que l'on peut
qualifier de contraires ou d'extrêmes. Contrairement
au principe de deux pôles attractifs, nous dirons
qu'en partant de l'un, on peut arriver à l'autre. En effet
le pessimisme peut se définir en soi "comme étant le fait de voir
chaque situation difficiles de
l'existence être une catastrophe, un mal sans issue,
on
dit même alors "cela n'arrive qu'à
moi, alors qu'innombrables sont ceux qui sont dans le même cas. Cette
façon de penser appartient en propre au libre-arbitre
humain. C'est un de ses apanages (et non
des meilleurs) qu'il convient de modifier. Le pessimisme ne se réforme pas il
se transforme à l'aide de ce même libre-arbitre qui peut tout
aussi bien
nous permettre de tendre vers l'optimisme. Comment
pouvons-nous y arriver ? On ne peut certes
en un tourne-main sauter d'un extrême à l'autre.
Cette réforme à envisager comporte de nombreuses difficultés et, entre
autres, celle de l'acceptation (non pas de la résignation) de l'épreuve comme une possibilité de progrès individuel
(ou collectif selon le cas). Franchir ainsi l'épreuve
nous rendra grands, nous donnera ce goût de la victoire
qui est un des prémices certains de l'optimisme.
En effet, si on ne naît pas tous optimistes,
on le devient en réalisant, à travers une lente progression de l'âme dans les difficultés de la
vie terrestre, le choix que cette même âme a effectué avant son
incarnation. Nous
nous retrouvons encore en face de ce libre-arbitre
de l'âme qui, ayant choisi ses épreuves,
peut également choisir le moyen de les franchir. Parmi tous ces moyens, et
outre l'acceptation, celui que
Barbarin a préconisé tout au long de son oeuvre, est
de se rendre compte que nous ne sommes jamais seul,
que nous pouvons faire appel à nos amis de l'Au-delà,
à cette Force qui est Dieu. Cet appel, c'est
un grand pas de fait-vers l'optimisme. En effet,
la conception spiritualiste sur ce point affirme que Dieu qui est avant tout
Amour, ne peut laisser ses créatures se débattre dans les malheurs sans leur prêter main forte. Nul ne succombe
sous le poids de ses épreuves car jamais il ne lui en
sera
donné plus qu'il n'en peut supporter. Pouvons-nous alors
ignorer cette sorte d'optimisme divin qui
consiste à lancer un appel lorsque le fardeau est trop lourd ? Ce serait
nier Dieu lui-même, sa puissance, son
Amour. Cet appel qui ne demeure jamais
sans réponse, peut être lancé par tous
; il est inaudible aux oreilles humaines car il jaillit de l'âme supprimant
ainsi pour certains le problème de
l'amour-propre qui, ici, ne sera pas blessé. La
réponse, elle nous est donnée sous la forme de la Providence, mot magique désignant
l'aide que nous
apporte l'Invisible. Nous avons tous plus ou moins
expérimenté les bienfaits de la Providence et, en réfléchissant, nous nous
souvenons qu'Elle est intervenue parce qu'il nous restait au fond du
coeur un tout
petit espoir "que cela s'arrangerait". Alors, si réellement nous voulons devenir
optimistes, il va s'agir de généraliser cet appel intermittent, de transformer
le petit brin d'espoir en une affirmation constante, une confiance infinie dans
la bonté du Père, en vue, non pas de nous éviter les épreuves, mais de nous aider à les
traverser. Et là, nous rejoindrons le plan divin, car Dieu n'a pas créé toutes les créatures que nous sommes
sans avoir eu au préalable la certitude que
nous Lui reviendrions un jour. Ce retour dans la maison du Père s'effectuera
grâce à notre affranchissement des épreuves mises sur notre route lorsque
nous saurons qu'elles sont une condition "sine qua non d'avancement spirituel et que nous
pouvons toujours et jamais en vain demander
l'aide nécessaire. Nous
nous sommes .donc découvert un but : accepter, affirmer, demander de l'aide et
avancer. Ainsi, quelle que soit la situation à laquelle nous devrons faire
face, il nous faut comprendre qu'il est nécessaire d'accepter l'épreuve comme
une possibilité de progrès spirituel, d'affirmer que nous sommes aidés pour
ce faire, qu'il ne faut pas l'éviter car elle se représenterait avec
plus d'acuité encore, de demander de
l'aide, de saisir les mains secourables qui nous sont tendues et d'avancer
gaiement. Et
nous voilà devenus des optimistes en passant d'un état à l'autre ;
si nous réussissons à l'être une bonne fois nous le resterons. Cela deviendra
une habitude, fera partie intégrante de notre
nature et
l'avenir s'annoncera dans la joie et la confiance, assurés que nous serons de
franchir les épreuves qui se présenteront
sans retomber dans l'erreur de nous croire seuls et abandonnés. Vous verrez alors qu'il
est plus difficile de redevenir pessimiste que de demeurer optimiste. En un monde où l'Esprit est déclaré
"issu de la Matière" affirmons l'existence de notre âme, de ses
possibilités qui sont extra-matérielles car, si elle vit
dans cette matière, son royaume est au-delà. Sa conception de l'existence ne peut être
qu'optimiste puisque la Matière est éphémère et Elle, éternelle,
comme le Dieu qui la créa. L. ROYERE Voilà,
chers amis, notre moisson pour ce mois-ci. Il n'y a rien à y répondre.
Chacun de nos correspondants en sait autant que nous. Nous sommes émus,
reconnaissants de votre confiance et de votre amitié. Nous sentons entre nous
se construire une force. Nous allons penser à nous en servir et vous en
parlerons dans le
prochain bulletin. de Madame P... J'ai reçu le bulletin des amis de
G. Barbarin. II me plaît beaucoup et l'on se
sent en famille. Je tiens
à vous faire part d'une expérience qui m'a bien
ouvert les yeux sur les valeurs de ses enseignements. Nous
avions eu bien des ennuis avec nos proches voisins, gens qui cherchaient noise
à tout le monde et d'une grande hypocrisie. Nous avions eu gain de cause dans
notre différent et cela, ils ne pouvaient l'admettre. Quand nous nous
rencontrions sur le chemin, les yeux devenaient des pistolets. Cela nous gênait.
Il y avait longtemps que nous avions pardonné. Alors,
j'ai voulu essayer de suivre les conseils de G. Barbarin et chaque fois que je
rencontrais mon voisin,
je pensais fortement "Je t'aime fraternellement".
Un jour nous nous sommes trouvés nez à nez et
d'une voix très douce, amicale, il m'a dit : "Alors
Madame P..., je crois que vous allez mieux, je
vous trouve bonne mine", je venais d'être malade. C'est
en balbutiant que j'ai répondu et depuis ce jour nous n'avons plus eu d'ennuis avec eux. Vous
comprenez que cette expérience m'a incitée à suivre plus que jamais les conseils de G. Barbarin. de
notre amie Madame Noëlle LELONG de GAP Je
suis
au lit depuis environ un
mois, celà faisait très longtemps que
j'avais mal dans le dos, aux vertébres lombaires, mais
bah I Ayant étudié mais
mal compris "les Clés de la Santé" je ne tenais aucun compte de ce
mal, je n'en parlais à personnes j'attendais que ça passe. Jusqu'au jour où
le mal s'aggravant, il me fut impossible
de tenir debout. Je suis
donc restée couchée maudissant mon corps et
refusant tout soin. J'avais pris la décision de guérir
par la pensée. Alors là, j'ai
commis une erreur, mais une erreur de
taille. Du matin au soir, je pensais fortement
que je devais guérir, je me visualisais courant
dans les champs et ceci pendant une semaine environ - sans aucun résultat -
et j'étais toute colère contre cet état. Puis j'ai
relu la "Clé" alors j'ai compris. Pendant une
semaine je me suis crispée, violentée, ne songeant
qu'à moi, orientale mes pensées vers la guérison, mais j'oubliais Dieu. Inutile de dire
que j'ai aussitôt modifié ma conduite
; détendue, j'ai retrouvé la douceur d'une union sereine avec l'Ange et
j'accepte le prix de mon
erreur. Vous me
demandez un article sur notre merveilleux ami G. Barbarin le Magicien. J'ai donc
peu après pris plume et papier, j'ai commencé un
brouillon ce qui m'a déroutée ; écrivant spontanément,
je n'ai pas l'habitude
du brouillon, mais pour parler de l'Ami il
me semblait que le style devait être parfait, tellement parfait que j'ai vite franchi le cap de m'en
sentir incapable, indigne, et cette maudite crainte
ennemie de l'Amour est entrée en moi. Je n'ai
rien pû écrire de bien ce jour là. Ensuite, toujours crispée par mon état
de santé (de révolte devrais-je dire) je n'ai rien fait de meilleur. Aujourd'hui bien sûr j'ai appris tellement de choses
nouvelles grâce à cette maladie (qui devient aussi un grand bienfait) que je
suis délivrée de toutes
peurs. Je m'abandonne à tout ce qui est beau et bien, et ma confiance est immense. de
Monsieur M.B. Monsieur
Barbarin fut pour moi le premier Ami consolateur, M'étant confié à lui à un
moment de peine dans ma vie, ceci avant
que je connaisse l'autre
Ami, le Véritable, à qui il faut s'adresser. C'est
pendant un séjour à Cannes en Août 57 que je fus
reçu fraternellement à "la Gratitude" à Tourettes
St Loup par G. Barbarin. Je me souviens de
ce rayonnement de bonté sur son visage et il me disait
qu'il faut tout bénir sans
cesse
et que rien ne résiste à l'action de la prière et de la bénédic. tion.
Tout se courbe sous l'amour divin. C'est un fait
et j'en ai eu l'expérience.
Je
pris pour notre ami G. Barbarin. Il est certainement
bien près du Maître de la Vie et de la Mort, cette plus grande Vie, et encore
plus vivant et près de nous que jamais. de Monsieur C.
HANRIOT, FONTOY (57) C'est
avec un évident plaisir que j'ai pris connaissance
de notre nouvelle revue. J'ai été agréablement surpris d'y trouver une
introduction de Monsieur Barbarin lui-même. Ces lignes d'une évidente noblesse
prennent ici un caractère plus profond encore Comme vous, je crois qu'il est
utile de nous parler de
nos expériences. Car s'il est vrai que nous allons
tous vers le même but, il est non moins vrai que pour y parvenir nous
empruntons des chemins différents.
De ce fait, la confrontation
de diverses expériences
peut s'avérer enrichissante. Avant de faire
état de mon expérience spirituelle, je dois dire
que je suis un homme jeune encore (29 ans), mais pour
modeste qu'elle soit mon expérience n'en est pas
moins valable. Depuis 10 ans environ que je suis entré
en contact avec l'enseignement, je peux dire que
ma vie spirituelle a été le théâtre de violents chocs en retour ainsi que de
fougueux écarts à la façon
d'un jeune cheval qui rue furieusement dans les
brancards de son premier attelage. Afin d'illustrer
mon argumentation et pour ne citer que le dernier
choc en retour datant de quelques mois à peine,
voici la narration des faits. Moins d'une demie-heure après
avoir prononcé des
paroles menaçantes à l'égard de mon prochain, je
fus partie prenante dans une violente collision et
je me retrouvai à l'hôpital avec de graves blessures
t double fracture de la mâchoire, trau- matisme
cranien, fracture de la main etc... Aujourd'hui
je suis complétement rétabli et tous ceux qui me connaissent sont
unanimes à dire que j'ai eu
beaucoup de chance car je n'en garde presque nulle
trace. Fait étrange que je tiens également à signaler au sujet de cet accident, il y avait un médecin et la police routiére qui me suivaient à moins de deux minutes.
Circonstances fortuites, simple coïncidence diront les esprits forts
de notre époque. Pour moi, de telles évidences ne sont que trop limpides Certes,
on pourra toujours m'objecter qu'il ne tient qu'à moi d'éviter de semblables mécomptes
en adoptant l'attitude spirituelle adéquate. C'est vrai, je le reconnais, néanmoins
je répondrai qu'il n'est guére aisé de contenir "son Moi
querelleur" surtout lorsqu'en est jeune et vigoureux et que les forces
physiques et mentales font pression en soi"
Alors
que la France entière reflue vers cette côte méditerranéenne si favorable à
la détente et à la joie de vivre, je suis chez moi et je pense à ce premier
jour d'Août où vint douloureusement nous frapper l'annonce de la disparition
de notre ami à tous. Le
temps a passé, pourtant il me semble qu'il ne nous a pas quittés. Souvent
quand je réponds à vos lettres, toutes si amicales, je sens qu'il est près de
moi et qu'il me souffle ce que je dois vous dire. Tous vous avez compris - peut-être
y a-t-il quelques rares exceptions - que nous ne travaillons en aucune façon
pour nous, peut-être même ne le faisons nous pas pour lui. Je connaissais trop sa modestie, son
désir de disparaître derrière son oeuvre pour ne pas savoir que du monde de
Lumière où il a sa place, il ne désire pas qu'on parle encore de Barbarin,
mais que son travail continue à faire son chemin dans les âmes et qu'il
puisse, ce travail, alléger, si possible, le fardeau que tous un jour ou
l'autre nous devons porter. C'est
donc pour vous, pour nous, que nous voulons continuer à servir sa pensée. Son
but était d'enseigner aux hommes à être heureux. Toute son oeuvre
philosophique tend vers cela, car, à l'opposé de tant de philosophes chagrins
il aimait la vie, toute la vie, avec le soleil et la pluie, l'été et l'hiver,
trouvant à chacune des phases de l'existence ou un charme ou une utilité. Il nous est arrivé souvent de
parler du bonheur et nous nous accordions à dire que vis-à-vis de Dieu nous
avons un devoir : celui d'être heureux. Sans doute, cette expression :
"le devoir d'être heureux" va choquer quelques-uns d'entre vous.
Accoler les mots "devoir" et "bonheur" semble paradoxal tant
il apparaît à beaucoup de gens que le bonheur est comme un cadeau qu'on reçoit
en héritage et qu'on nomme souvent la chance. Le mot "chance" cache
uniquement nos incompréhensions et nos insuffisances.
Admettre la chance, c'est admettre que règne sur la terre l'injustice et
comme les lois qui régissent la planète sont des lois universelles, c'est
penser que l'injustice préside à l'évolution du Cosmos, et cela je ne le
crois pas. Si nous envisageons comment tout se
maintient dans l'Univers il nous faut admettre que le désordre n'existe pas et
que tout évolue et se meut suivant des lois admirables. Serions-nous les souks à être
exclus de l'ordre et de l'harmonie ? C'est donc parce que nous ne savons ni
comprendre ni agir que le malheur, le découragement, le désespoir s'installent
dans nos vies. Apprendre aux hommes à gouter les
joies simples, à remettre chaque souci, chaque contrariété à sa place, à
trouver le chaud refuge de la Foi et de la certitude de l'existence d'une force
bénéfique en nous, voilà le but que s'était fixé notre ami, et son désir
d'être pour autrui le guide dans cette quête du bonheur a été le moteur de
sa vie et de son oeuvre. A l'encontre de tant de doctrinaires
pleins de sagesse dans leurs oeuvres et leurs paroles et impuissants à
manifester cette Sagesse dans leur propre existence, Barbarin avait sa réaliser
ce qu'il enseignait à ceux qui voulaient bien le lire. Nous avons souvent discuté sur la théorie
: "Affirmez et vous obtiendrez" et bien souvent nous avons plaisanté
sur notre incapacité à tous deux de trouver "un peu plus d'argent",
et je lui disais en riant : "nous n'obtiendrons rien, car en vérité nous
ne désirons profondément rien de plus que ce que nous avons". Il y a là un secret, Bien souvent
nous croyons désirer la fortune, la facilité. tant d'autres choses. alors qu'une force en nous refuse
tout cela absolument. C'est pourquoi il est bon, avant
d'employer la méthode "Affirmez et vous obtiendrez" de s'interroger
profondément afin de savoir si nous voulons vraiment ce que nous paraissons
vouloir. N'était-il pas écrit au seuil du
Temple de Delphes". Connais-toi toi-même et tu connaitras l'Univers et les
Dieux" ? Mais savoir qu'il n'est guère de limites à nos possibilités si
nous apprenons à nous interroger, n'y a-t-il pas là de quoi nous redonner
force et courage ? En ce jour d'anniversaire qui est
pour nous un jour triste mais qui est pour notre ami l'anniversaire d'une
merveilleuse ouverture sur la lumière, je me suis interrogée et je l'ai
interrogé afin qu'il m'inspire. Je vous
disais dans le dernier bulletin que nous sentions naître une force, et que
cette force il fallait l'employer et j'espérais que le sens du travail à faire
me serait indiqué. Voilà ce qui m'a été inspiré. Les
religions, des groupes des associations prient pour la Paix. Je ne pense pas que
nous devions les rejoindre sur cette voie car la plupart des membres de ces
groupements envisagent seulement la paix comme une absence de guerre. Je crois
qu'il serait bon que nous nous unissions pour demander la Lumière pour tous les
hommes. Il
me semble que tout est inclus dans la lumière qui monte du coeur de l'homme
quand il veut bien ne pas lui fermer la porte. Avoir la lumière, c'est se connaître
soi-même, sa vraie nature, sa vraie force, ses vraies possibilités. Cette
Lumière éclaire aussi chacun des hommes qui nous approchent et si nous voyons
leurs faiblesses, nous voyons aussi leur grandeur. Avoir la Lumière, c'est comprendre
la fraternité de tous les êtres cesser
et, partant, cesser de "faire la guerre" entre races, entre
peuples, entre individus. Avoir la Lumière, c'est vouloir et
agir pour qu'à la mesure de nos possibilités, il y ait moins d'injustice et de
malheur dans le monde, même s’il nous apparaît que le malheur puisse se
justifier. La Lumière nous invite non à
vouloir transformer les autres mais à nous transformer nous-mêmes jusqu'au
moment où nous nous sentirons exactement semblables au plus humble et au plus
pauvre. Je
pense que prier pour que la lumière éclaire les hommes, c'est nous acheminer
vers le bonheur pour nous mêmes et vers la possibilité- du bonheur pour les
autres. Voulez-vous
que nous nous engagions à prier pour que la Lumière rayonne sur notre monde si
trouble actuellement ? Je ne vous dis pas, faites-le tel jour à telle heure,
ceci étant souvent difficile à réaliser mais une fois par jour pensons à la
Lumière, voyons là se lever dans les âmes, soit blanche, soit dorée et
pensons que tous les jours nos amis, les amis de Barbarin qui fut un porteur de
Lumière, en font autant de tout leur coeur. Ainsi, à notre mesure, nous
participerons à ce grand changement qui se fait dans le monde et qui peut être
ou l'éclosion d'une nouvelle civilisation meilleure pour les hommes ou la fin
de cette civilisation qui leur a pourtant beaucoup apporté. A.NASCHITZ
Il
est certain que l'homme ne peut vivre extérieurement
libre dès l'instant qu'il vit en société parce
qu'il est soumis à des règles qui assurent à cette société des possibilités
d'exister et de se maintenir. Ces
règles sociales, lorsqu'elles sont normalement raisonnables, ne pèsent pas
d'un poids insupportable sur les hommes. Ceux-ci
se rendent compte que la contrainte à laquelle ils sont soumis correspond pour
eux-mêmes à des avantages certains et pourtant à une forme
limitée de liberté. Toutefois l'homme a souvent
le sentiment qu'il n'a pas de véritable liberté car il pèse sur lui des impératifs
intérieurs dont il lui est difficile de se défaire.
Combien de fois avons-nous senti monter en nous une sorte d'impuissance et s'élever
devant notre désir une barrière qui nous empêchait
d'accomplir ce que nous avions désiré faire. C'est sans doute cette barrière qui est la plus pesante
pour les hommes. Elle ne semble pas venir de l'extérieur
et, dans ces conditions
elle parait ne pas pouvoir être surmontée puisqu'on n'en connaît pas bien les
causes. Ce
sentiment de nécessité que l'homme ressent constamment,
il a plusieurs façons de s'en libérer. Nous
ne sommes pas libres de nos réactions, parce que nous possédons un corps et
toute une organisation physique dont nous ne pouvons que difficilement nous abstraire. Il
est certain qu'au même évènement trois ou quatre personnes différentes ne réagiront
pas de la même façon, il semble même qu'elles ne le peuvent pas. Elles
sont soumises au "déterminisme intérieur". Il
y a d'autres entraves à la liberté. Certaines
d'entre elles sont liées au plan affectif. Aimer, c'est
restreindre sa liberté pour soumettre à un autre être
une part de sa force, de sa volonté, de ses sentiments. Cette
perte de liberté est facile à surmonter si l'amour est grand et profond. Elle
devient insupportable si, l'amour diminuant, il ne reste que la contrainte
dont l'habitude a été prise et autour de laquelle s'est construit souvent toute une vie. Nous
perdons également notre liberté parce que nous édifions nous-mêmes des barrières,
celles de nos préjugés, de nos habitudes, de tous les besoins que nous
nous sommes créés et dont nous pouvons difficilement
nous abstraire. Nous avons là bien des occasions de perdre notre liberté et
celles là ne sont pas les seules. Il
y a le poids des pensées d'autrui, le poids de
la publicité de tous genres comme incitation à penser,
à agir, et croyez-moi ce poids n'est pas mince Dans
ces conditions il est bien nécessaire de parler de la liberté, non
pour l'enterrer définitivement sous tous les
obstacles qui se dressent contre elle, mais pour essayer de nous libérer de la
plus grande part de toutes ces astreintes qui nous empêchent de
nous manifester librement. Nous
allons donc essayer de comprendre comment, ligotés, nous pourrons arriver à nous sentir libres pourtant. Il y a des êtres qui y parviennent assez facilement, et d'autres qui s'abandonnent à ce qu'ils croient être un déterminisme irrémédiable. Ils disent "on ne se refait pas", ou bien "où la chèvre est attachée il faut qu'elle broute", ou bien "quelle importance
de faire, de penser ceci plutôt que cela puisque nous ne pouvons rien". Le
déterminisme intérieur est sans doute le plus
difficile à surmonter car il est inscrit dans nos cellules.
Ces obligations, ces nécessités qui nous étreignent, elles sont tapies au
plus profond de nous-mêmes. En
prendre conscience est le premier pas à faire. Ne pas se laisser
aveugler par les questions d'hérédité est le second.
Il est faux de penser que nous sommes entièrement les
enfants de nos parents. Ceux-ci
nous ont donné notre appareillage physique, mais si
l'homme est un corps, il est bien plus que cela, il est aussi un coeur et une âme,
et ces déterminismes intérieurs
dont nous sommes les victimes ne sont que des
déterminismes matériels. Il
est bien vrai que notre hérédité peut nous porter
à être sanguins, par exemple, et de ce fait, violents ; mais en dehors de
cela, nous avons notre coeur et notre âme. Ceux-ci ont tout pouvoir sur le
corps et si nous les faisons intervenir nous pouvons récupérer
une part de notre liberté. Sans doute, n'est-ce
pas facile, se conquérir soi-même ne l'est jamais, mais
apporte pourtant une joie intérieure qui vaut tous
les efforts. Parlons
maintenant des entraves à la liberté, apportées
par nos sentiments affectifs. Il
faut bien dire que ce qui nous astreint dans le domaine affectif, ce qui nous
domine, ce qui nous brime
c'est aussi un sentiment physique, matériel. Le
véritable amour ne ressent jamais le manque de liberté, car le don joyeux est en lui-même un bonheur. Celui qui aime vraiment est prêt à tout abandonner pour l'être aimé. Pour le coeur, il n'y a jamais privation de liberté. S'il
s'agit d'une contrefaçon de l'amour, de devoirs, d'habitudes, alors il faut
penser qu'aucun homme ne peut réellement être enchaîné à un autre homme. Coeur
et âme sont intangibles et grâce à eux, ne perd sa
liberté que celui qui oublie ce principe. L'Esprit
et l'Ame sont hors d'atteinte des contraintes
et peuvent s'élever au-dessus de la vie quotidienne
et s'épanouir dans la joie et la liberté Il reste à se libérer des forces de l'ambiance, de
ce qui se dit, se fait, s'imprime, se voit. Il
suffit de connaître le danger pour s'y soustraire en grande partie.
L'homme est soumis à toutes ces incitations
parce qu'il n'est pas constamment éveillé. Il
est étonnant de voir combien il y a des moments dans la vie où
nous' ne sommes pas conscients. C'est pourquoi lès écoles
initiatiques enseignent d' abord
d'avoir sans cesse l'attention éveillée. C'est
pour éviter la pression de tout ce qui vous entoure
qu'il faut être attentif, car le subconscient est
comme une éponge qui s'imprègne de tout ce qu'on lui propose
et si vous ne vous défendez pas, vous croyez être
libres et pourtant, vous avez succombé aux mots et
aux images, et cela dans le monde moderne est terriblement
grave. Sans
vous en douter, souvent vous êtes entravés dans votre liberté par les préjugés
familiaux, sociaux, raciaux. Ils sont susceptibles de vous conduire à des
erreurs, des injustices criantes que vous ne commettriez pas
si vous étiez libérés. Pendant
des siècles, l'homme a été soumis à différentes contraintes. Aujourd'hui,
alors que la Science tend à nous démontrer nos communes racines, l'
homme
devrait pouvoir s'évader et ne pas voir remplacer les
oppressions anciennes par le conditionnement effroyable
des esprits. Andrée
NASCHITZ. G. B. Shaw disait, avec cet esprit humoristique
et paradoxal qui le caractérisait : "La jeunesse est une chose merveilleuse. Quel
crime de la laisser gaspiller par les enfants".
Qu'est ce donc que la jeunesse ? N'est-elle que
le fait d'une époque de la vie ? Dépend-elle de joues roses, de
jambes agiles, d'un corps souple et
gracile, ou est-elle un état d'esprit ? Ne réside-t-elle
pas davantage dans l'intensité des émotions, la vivacité de l'imagination, la
fermeté du vouloir, la
fraîcheur réelle des sources
profondes de la vie ? Etre jeune, c'est se sentir plein de courage et de joie, c'est
avoir le goût de l'inattendu, de l'aventure
plus que celui du confort. Or, ces caractéristiques ne sont pas l'apanage exclusif
des jeunes années, mais elles disparaissent si on laisse tomber les bras et si on abandonne son idéal.
L'effondrement de tout enthousiasme, la perte du don d'émerveillement flétrit et ride l'âme bien plus que les rides
ne marquent les visages. Les soucis, les doutes, les
craintes, les désespoirs, la méfiance envers les autres autant qu'envers soi-même
et par dessus tout le manque de foi à l'égard de la vie, de ce principe de vie
que l'on nomme Dieu, sont des poisons lents, des maléfiques qui envahissent par
ricochet les corps et les détruisent inexorablement. Tout être humain, qu'il ait 60 ou 16 ans, s'il ne trouve
pas en son coeur la racine de l'admiration, cette fleur
de lumière et de joie qui embellit toutes choses autour
de lui, si ses pensées sont ternes, si elles se traînent dans la poussière des jours gris, s'il est faible et
passif devant les évènements, s'il n'éprouve
aucun désir de lutter et de voir ce qui va arriver, s'il se replie dans sa
carapace comme la craintive tortue, il est incapable de connaître la joie du
jeu de la vie. Car
l'homme vieillit en proportion de ses doutes, de ses craintes, de ses phobies,
de son découragement. Clémenceau disait : "Quand on est jeune, c'est
pour la vie", en effet, on est aussi jeune que sa foi, sa confiance, son
ardeur et son espoir. Au centre de notre demeure intérieure
jaillit une source de vie merveilleuse ; son nom est "Amour", cet
amour qui est lumière et joie, cet amour qui est exaltation et don de soi à la
Vie, cet amour qui n'a rien à voir avec la passion que la majorité des hommes
connaissent et qui n'en est que la grimace. Tant que jaillit cette source
abondante, cristalline et fraîche, l'homme possède la jeunesse en lui-même ;
lorsque s'épuise son eau, l'homme devient la proie de la vieillesse. Au coeur de notre coeur, il
est un poste de radio, tant qu'il vibre à tous les messages de beauté,
d'espoir, de joie, de grandeur, de courage, de force qui lui viennent de toute
la terre, des hommes et de l'infini, nous possédons la jeunesse. Mais si l'eau de la source tarit, si
les antennes sont détruites, si notre coeur se couvre des neiges du cynisme et
du pessimisme, aurions nous 20 ans, nous sommes vieux et que Dieu nous prenne en
pitié
M.F. B. Chers
Amis qui souffrez, j'ai écrit cela pour vous. Pour comprendre la
valeur et la nécessité des épreuves
peut-être est-il bon de penser ainsi. Un sculpteur se procure un bloc de pierre. Ce bloc est informe et ne représente rien. Pourtant il a, en potentiel, tout ce que pourra en faire l'artiste. Celui-ci
se met à l'ouvrage, marteau et ciseau
entrent en scène. Sait-on
si obscurément la pierre ne souffre
pas sous les coups qui la modèlent, mais qu'importe. Le
sculpteur porte en lui l'image parfaite de son oeuvre et inlassablement la
poursuit. A
chaque étape, on peut imaginer que saigne
la pierre à mesure qu'elle se rapproche du modèle. Cette
souffrance, la pierre ou l'artiste en
sont-ils responsables ? Celui-ci a en lui-même une
force impérieuse qui le conduit. Le temps passe, oeuvre devient de plus en plus belle, mais pour qu'elle
devienne parfaite quel travail et quelle souffrance I Transposons : Le sculpteur est en vous, c'est votre Dieu intérieur, votre Maître. Le
matériau c'est votre âme et le modèle
c'est lui-même, le Maître qui veut, qui doit vous sculpter à son image. Comme
celui qui modèle la pierre, il sait là où il faut tailler, couper et le sang coule et la souffrance est là. Pourtant l'oeuvre se poursuit, elle devient de jour en jour
plus belle. Et cela continuera ainsi jusqu'au moment où la perfection sera
atteinte. Chaque fois c'est un petit éclat qu'il faut enlever. Un coup de ciseau, et c'est un petit morceau d'égoïsme qui s'en va, un autre coup et c'est un peu d'orgueil, un autre, rancune, incompréhension. Chaque fois, cela fait mal, le sang coule, mais chaque fois l'oeuvre devient plus parfaite jusqu'au jour où ayant atteint la perfection, elle rejoindra Celui qui l'a créée.
Réflexions entre
amis, bénéficiaires de l'oeuvre de
Georges Barbarin : Thèmes majeurs de l'existence : Sagesse, Bonheur. Il était inévitable que, partant de l'expérience de G.
Barbarin, de son enseignement substantiel et essentiel
la double, mais étroite question de la Sagesse
et du Bonheur, se pose en 1° instance. Si notre
ami est aujourd'hui disparu du monde visible, pour
nos sens, il reste toujours présent à notre pensée
et l'anime face aux vicissitudes de l'existence, à cette recherche instinctive
d'un bonheur à la mesure de cette oeuvre magistrale de la vie : un organisme humain.
Convenons qu'il a montré l'exemple d'un dynamisme
inspiré des profondeurs de la Nature et d'une sagesse qui a porté ses fruits,
sa longévité et le bénéfice d'un
équilibre de santé qui lui a permis d'être
actif dans l'ordre de l'énergie physique, dans l'ordre intellectuel où une
production suivie ne s'est pas démentie avec les années. Si la vie, cette
profonde sagesse des choses, nous
offre les conditions du bonheur : le mouvement de soi aisé, efficace, une liberté de jeu grâce
à la Création terrestre qui a mis de l'ordre harmonieux sur terre et par répercussion
dans l'univers, cela ne signifie
pas que le bonheur va de soi en tous temps. Le bonheur,
en vérité, se mérite, il est une conquête de tous les instants. Mieux informés de la réalité,
nous comprendrions combien en certain
temps, à certaines heures, un jeu serré, une sagesse exemplaire s'érige en
rapport avec la haute position humaine, en tête de la Création terrestre, ce
qui charge l'homme de bien lourdes responsabilités. Sagesse,
Bonheur, l'un dérive de l'autre ; sans l'observation
d'une maîtrise, sans efforts sur soi-même, la sensibilité humaine ne peut avoir que des mécomptes
notamment en ces milieux civilisés où des sollicitations folles, de tous
les instants, accaparent les sens. On comprend que ceux qui entendent être libres et
n'avoir pas à répondre
exclusivement à des sollicitations temporelles prennent du recul, s'isolent
relativement du monde et, au contact de la bienfaisante nature, poursuivent
une destinée à fins temporelle et éternelle. Sagesse,
Bonheur, comment atteindre un bonheur en rapport avec
la position humaine dans les choses ? Placés au centre, entre deux infinis, l'infini
microscopique et
l'infini macroscopique, comment réaliser une totale sérénité d'âme tant que nous n'avons
pas résolu, avec
l'intelligence convenable, les problèmes obsédants du mal, de la mort ? Or, la Vie a résolu, et
divinement, ces problèmes
cruciaux. Qu'on recherche si avidement la
Vérité prouve que l'être humain ne peut être pleinement satisfait
que là où il bénéficie d'une totale lumière. G. Barbarin, grâce aux conditions d'existence qu'il s'était
fixées, aux efforts qu'il savait consentir, avait, intérieurement, résolu ces problèmes.
Le problème du
mal, il le surmontait supérieurement grâce à un optimisme de pensée qui prenait sa source
au fond de sa nature menée
sagement, que d'ouvrages où sa plume démontrait qu'il se jouait du mal, non
pas en l'ignorant. Il
faut faire l'expérience du mal, de la souffrance, mais en le
neutralisant par un effet d'amour et d'intelligence,
exactement le jeu de la vie. Pour
définir l'amour, nous pouvons feuilleter le "Règne de l'agneau"(règne de
l’amour), un des plus merveilleux livres de G. Barbarin. Nous saurons ainsi que pour connaître
l'amour dans
l'absolu, celui auquel tous nous aspirons, il
faut aussi se tourner vers l'intérieur. Voilà donc la science des Sages, elle est un retournement
de notre pensée vers le plus profond de nous-mêmes.
Elle ne dépend ni de la physique nucléaire, ni de la cybernétique, mais de la
valeur de l'individu (cahier n° 2, p. 7) Non seulement Barbarin a orienté notre esprit grâce à son
oeuvre, mais l'exemple de son existence, bien démonstratif, a fait se développer en nous
les meilleures ressources de sagesse et par là, a permis à la pensée de
suivre son élan et même de le dépasser, car c'est ainsi que se reprend un plein état de conscience au niveau de l'humain. Il nous faut
des initiateurs, des êtres qui, comme des ferments, font lever la
pâte. On comprend que son oeuvre soit reprise en mains et maintenue vivante.
Plus que jamais, en un tel monde souffrant et désemparé, il nous faut de tels moyens de salut. Il nous reste, reconnaissants de notre dette, à poursuivre, à parfaire cette pensée de choix, à la vivre par l'intérieur ; alors, nous irons loin et notre coeur, notre intelligence seront au plein service de la Vie. A travers les générations
qui s'épauleront les unes par les autres, où
chacun apportera sa petite ou grosse pierre, s'édifiera, grâce à une sagesse
bien conçue, le Bonheur pour tous sans exception. Sagesse,
Bonheur, un tel thème de pensée est infini. Grâce à lui, en approfondissant
nos ressources infinies, se dévoilera, n'est-ce-pas G. Barbarin, que la Vie est
passionnante à l'extrême. Il suffit de respecter les conditions du Jeu, un
grand, éternel et universel Jeu. Ces
lignes ont été écrites par un grand mutilé de la guerre 14 - 18 qui a suivi
le développement de l'oeuvre de notre Ami depuis son départ, le bon, la clé n°
1. Expérience difficile, mais quoi, la Vie a-t-elle réalisé un organisme
aussi confondant pour une expérience facile ? La Vie nous abandonne-t-elle à
nous-mêmes ? Barbarin et d'autres sur notre chemin prouvent assez que la Vie
nous parle, concrètement, clairement, aussi symboliquement, et, parce que la
Vie, avant tout, est une affaire intérieure, il n'est pas possible de bien
comprendre son langage si nous ne la vivons pas par le dedans, par le mouvement
de création, "de bas en haut, de la Terre vers le Ciel". (toute la leçon
symbolique de notre ami). Un ami bien longuement expérimenté
et qui s'efforce ici comme dans tous ses écrits où il met au point une pensée
d'envergure, de faire parler la voix intérieure de l'être, celle qui a valeur
éternelle et universelle et ne se dément jamais, mais se confirme d'année en
année. M.C
Un
"Face à Face avec la Mort". La crainte de la Mort n'a été
ancrée dans le coeur des hommes que pour empêcher
ceux-ci de quitter prématurément leur corps ........
importait que nul ne pût
considérer la mort face à face sans éprouver un frisson d'angoisse à la fois
dans l'âme et dans le corps ................................
La Mort n'est une libération que si elle a lieu au temps fixé,
c'est-à-dire lorsque les liens de vie se sont desserrés d'eux-mêmes et quand
l'âme se détache naturellement de la matière comme un fruit de l'arbre qui
l'a porté," (Extraits de "l'Après Mort" de G. Barbarin) Les extraits rappelés ci-dessus, tiré de "l'Après-Mort" de G. Barbarin, vont nous permettre, à l'heure
où cela est devenu chose courante, d'entamer un face à face avec la
Mort. Voilà donc un mot, peu souvent employé sans majuscule de par la crainte
qu'il inspire, qui nous place devant l'Inconnu. Cet
inconnu constitue un problème, et comme pour tous les problèmes, il a une
solution qui variera selon le point de vue que l’on adoptera ; en résumé ce sera
l'idée même que l'on se fait
de la Mort. C'est ainsi que l'on trouvera trois points de vue
découlant de cette crainte de la mort "ancrée dans nos
coeurs". -
Celui des hommes qui demeurent dans la croyance matérialiste et qui diront
"il n'y a pas de problème. Après la mort il n'y a rien, la mort est le
but de la vie dont il nous faut profiter au maximum". Celui
des hommes qui demeurent ancrés dans les croyances religieuses prises à la
lettre et qui pensent que l'âme, selon les fautes commises, aura droit
à ce moment là aux flammes éternelles, au purgatoire ou au Ciel (qui est malgré tout
plus spécialement réservé
aux Saints et Elus de Dieu). Il
convient donc dans ce cas de "vie unique", de réussir
à doser bonnes et mauvaises actions afin qu'au moment voulu par Dieu le fléau
de la balance demeure en
position verticale. -
Enfin celui des hommes qui ont été touchés par
les doctrines spiritualistes occidentales ou orientales, auxquels nous
appartenons, et qui ne parlent
pas du problème de la Mort. Mais bien de celui
de l'Après-mort ; dans ce cas donc, le problème est
inversé : la mort devient une porte ouverte sur une nouvelle vie et perd
son caractère d'inconnu. Différentes doctrines
s'affrontent au sujet de la Réincarnation, mais cette
controverse n'est pas le but de notre étude présente ;
nous retiendrons seulement qu'il est difficile en
une seule vie de subir avec succès les épreuves
que nous devrons franchir avant "le retour
dans la maison du Père". Nous
resterons donc dans le domaine abordé, soit celui de
l'Après-mort. Notre aspiration à cet
Au-delà, si bien défini par G. Barbarin dans son ouvrage, se résume à
l'espoir d'une vie meilleure. Ainsi, notre mort va devenir le but de la vie, car
pour mériter cette vie, c'est dès maintenant qu'il faut s'atteler à la
tâche. Chaque jour nous entendons parler de la disparition de personnes connues
ou inconnues, et nous pouvons nous
demander combien parmi elles étaient prêtes pour Ie grand voyage, et si
réellement pour elles la mort a été une libération. Que
faut-il faire, allez vous demander ? Chercher à ne plus
craindre cette "mort", se
préparer à cette libération (et y être prêt à tout
instant) et, comme dit Barbarin "préparer notre âme à se détacher
naturellement de la matière comme un fruit de l'arbre qui l'a
porté". Est-il si
malaisé de penser à la mort ? Ce n'est pas une question de temps puisqu'elle
peut nous surprendre à tout moment. Il s'agit plutôt de courage moral qui nous
manque parfois car, dans le fond, nous savons que
cette mort physique est une naissance à la vie
spirituelle. En fait, nous devons éviter d'être semblables à ces âmes
égarées lors du passage dans l'Au-delà
en raison de leur attachement intensif aux choses matérielles, au point de
planer encore très longtemps autour de ces richesses
terrestres que, prisonnières d'habitudes, elles ne
peuvent emporter et
dont elles ne peuvent se défaire. Le
seul bagage que nous emmenons est purement spirituel : il est le fruit de notre
âme qui toute sa vie aura senti qu'il n'y a pas réellement "mort"
mais simplement retour du corps physique à la Nature Mère, et de l'âme vers
Dieu son Père. Nous affirmons l'Immortalité
de l'âme, alors pourquoi y aurait-il crainte
de la mort ? Le chemin qui la mène au Père est
semé d'embûches, et de la confrontation avec ce que fût notre vie présente
dépendra ce que sera notre vie future dans l'Au-delà : réincarnation pour
d'autres épreuves évitées précédemment, évolution vers des sphères plus
éthérées, mission au profit d'autres êtres qui souffrent et cherchent un peu
de Lumière sur le chemin. Ainsi donc
l'archétype humain de la mort disparaîtra grâce à cette préparation
permanente de notre âme. Ce qui compte, ce n'est
pas le fait de penser "que deviendrons-nous
après la mort", mais celui de
pouvoir dire "je suis prêt" et "ma vie future dépendra de mes
mérites acquis". Le bagage spirituel dont nous parlons plus haut nous
devons l'accroître chaque jour afin qu'il constitue la
clé de notre passage dans l'Au-delà, clé de
la sagesse dans la Mort. Il faudra que la balance des comptes penche en notre faveur, grâce
au poids que notre amour prendra en raison de
son déploiement en mille occasions sur cette Terre.
De plus, si dans ce bagage est
contenue la pensée de la vie continue de l'âme,
où est alors le souci du passage ? Il n'y est plus, et rien de matériel ne pourra nous retenir, notre libération pourra se faire
à tout moment. Ce
rappel à la vie spirituelle sera une joie, car il sera prometteur d'une vie meilleure qui
dépassera, sans aucun doute,
nos espérances, en bons optimistes que nous sommes. Nul ne pourra dorénavant nous
entendre prononcer ces paroles fatalistes : "après tout, on ne meurt qu'une
fois" ou bien "une fois mort, cela n'a plus
d'importance, tôt ou tard il faut y passer". Alors pour nous qui rendons hommage à l'oeuvre de
notre ami G. Barbarin et remercions Dieu de trouver sur notre route de tels
porteurs de flambeau nous montrant le chemin, nous aurons acquis à notre tour cette
sérénité qu'il a gardée lors de son passage et, grâce au calme qu'elle procure, nous saurons
que nous ne mourrons pas, la Vie étant Une et continue, notre âme
changeant seulement de plan ou d'état. Notre
ami Barbarin est parti,
mais nous avons la conviction que depuis il
lui a été permis de vérifier ce qu'il enseignait, et qu'il se prépare déjà
à une mission aussi belle que celle
déjà accomplie, car son amour, sous une forme
universelle, rejoignait celui de Dieu.
L. ROYERE
·
de
Madame B. C'est
bien à vous qu'il faut dire merci, à vous qui avez su créer ce lien et
poursuivre cette oeuvre bénie. Quand le Bulletin arrive, j'en
goûte les pages avec joie et me réjouis de vous connaître mieux, vous, ses
amis. Quand j'ai connu l'oeuvre de G. Barbarin, j'ai su qu'elle répondait
exactement à mes besoins spirituels et je m'y suis sentie de suite chez moi. Dès lors, le champ de mes
expériences a commencé. Je devrais dire plutôt "mon expérience",
vu que c'est presque un état permanent. Cette sorte de "jeu
passionnant" qui se vit en vous livrant le choix et la direction minute
par minute avec au bout ... l'équivalence. J'ai eu à combattre un
caractère "soupe au lait" avec, en plus, d'autres défauts. J'ai
réussi avec l'enseignement et les années .à en laisser quelques uns en
route.. Chacun a son histoire, chacun est mort à lui-même à sa façon. Chaque
travers dont je me suis débarrassée a eu son épreuve, sa leçon à apprendre,
ses résistances à vaincre. Mais après, /'invisible a ouvert toutes grandes
les écluses de ses bénédictions et je ne regrette pas d'avoir beaucoup
souffert pour avoir tant appris. Je
ne suis plus qu'heureuse et très reconnaissante. Merci à vous tous. ·
de
Monsieur J.C. FOREST Je suis très satisfait du
Bulletin "Les Clés". Nous nous sentons réellement en
famille. Je suis heureux d'avoir enfin trouvé sur mon chemin terrestre des
hommes et des femmes ayant les mêmes points de vue que moi et marchant vers le
même but, car depuis ma plus tendre enfance je suis attiré par cette recherche
de l'Absolu, ce je ne sais quoi d'Invisible qui est à l'origine de Tout ce qui
Est. Je pense que je dois remercier
Dieu d'avoir trouvé Georges Barbarin et la Société que vous présidez sur mon
chemin. Je prie Dieu de vous éclairer
afin que la Société que vous dirigez réalise de grandes et belles choses en
ce monde ·
Chers
Amis, Voulez-vous suivre plus
nombreux l'exemple de nos correspondants, nous dire ce que vous pensez du
Bulletin, ce que vous en attendez. Cela nous aidera beaucoup. Notre but, ce sont
de fraternels échanges. Il est un verbe que, sans se douter de la portée de leur geste, les grammairiens ont promu au titre d'exemple de la .première conjugaison. Et, de fait, jamais les hommes ne conjugueront assez ce verbe à tous les temps car il comporte l'enseignement majeur des vies humaines et constitue à lui seul l'évangile de l'Humanité. INDICATIF PRESENT : J'aime.. Constatation de ce qui est et qui doit être. Satisfaction de l'être qui se contemple et se complait dans son amour. IMPARFAIT : J'aimais,
avec tout ce que celà comporte de mélancolie pour la perte de ce qui fût. PASSE DEFINI : J'aimai, et j'en garde la saveur aux lèvres comme d'une
intense visitation. PASSE INDEFINI : J'ai
aimé et mon âme en est encore parfumée. PASSE ANTERIEUR : J'eus aimé si j'avais été moins incompréhensif
de ce qu'on m'offrait. PLUS QUE PARFAIT : J'avais aimé et il en subsiste un regret amer. FUTUR
: J'aimerai et ce mot est une espérance en même temps
qu'un acte de Foi. FUTUR ANTERIEUR J'aurai aimé quoi qu'il m'advienne par la suite. Même si je suis dénué de tout au monde. Du moins j'aurai
aimé. CONDITIONNEL J'aimerais si j'étais meilleur, si
j'étais plus sage. CONDITIONNEL PASSE : (1° forme) J'aurais aimé si j'étais moins avare de mes sentiments,
si j'avais misé sur les vraies valeurs. (2°
forme) J'eusse
aimé si j'en avais connu tout le prix. IMPERATIF : Aime
! et tu connaîtras le sel unique de la Vie SUBJONCTIF PRESENT ET FUTUR : Que
j'aime
! et tous mes problèmes sont résolus. IMPARFAIT DU SUBJONCTIF : Que j'aimasse ! et que faire pour celà ? Simplement que
je le voulusse. PASSE DU SUBJONCTIF : Que j'ai aimé et celà suffit à parfumer le jardin intérieur. PARTICIPE PRESENT : Aimant,
le nom même du magnétisme. PARTICIPE PASSE : Aimé,
qualificatif des privilégiés de la Vie. INFINITIF PASSE
: Avoir
aimé, bilan magnifique d'une existence. INFINITIF PRESENT
: Aimer, programme de l'homme et suprême commandement
de Dieu, (texte inde G. BARBARIN) Amis, En
ce jour où nous sommes supposés penser à ceux qui nous ont quittés, au
retour du petit cimetière d'Ancenis (Loire Atlantique) où repose l'enveloppe
matérielle de
ceux qui furent May, Sen et Georges BARBARIN, j'ai voulu,
amis de par le monde, venir à vous en leur nom et rappeler en vos coeurs
la Flamme éternelle de l'Esprit qui ne meurt jamais. Vous aussi devez pleurer
des êtres chers arrachés à votre matérielle tendresse ;
vous aussi, bien que sachant que la vie terrestre n'est
qu'une apparence,
vous souffrez malgré votre Foi. Eprouvée comme
beaucoup et tout particulièrement (départ
de neuf êtres, me touchant de très près, depuis 15 mois) je me sens plus près d'eux que jamais et les
sais en paix. Je n'ai jamais cherché à renouer le lien
car ils doivent continuer leur évolution sans entrave.
Et pourtant je garde en mon coeur l'extraordinaire expérience vécue la nuit du 3 Août
1965. J'étais chez de
très chers amis à Toulon et ils m'avaient donné une bouteille de somnifère
afin que je prenne quelque repos. Mais mon subconscient m'a fait laisser la bouteille intacte
et, au lieu de la nuit de cauchemar à laquelle je m'attendais, je me suis
retrouvée toute baignée de paix et d'amour dans l'étreinte merveilleuse de
mon Père ; le matin, une telle expression de paix m'habitait après la douleur et la révolte violente des jours précédents,
que ceux qui m'entouraient en
furent frappés. J'ai
aujourd'hui la joie de vous annoncer la naissance bien tardive, et combien
attendue, des derniers manuscrits écrits au printemps 65 par G. Barbarin, le premier
sorti depuis quelques jours chez AUBANEL s'appelle "Sois un As" ; écrit pour les jeunes, il est dédié â
mon fils aîné âgé de 17 ans. Le second, "le Protecteur
Inconnu" est l'auto-biographie de mon Père et sort ces jours-ci chez ASTRA
. Dès l'an prochain, grâce à vous tous, grâce aussi à l'immense dévouement
de notre Présidente et Amie Madame NASCHITZ, nous allons pouvoir éditer
ou rééditer des livres inédits ou depuis longtemps épuisés et la palette est large, depuis "le règne de
la Femme est pour demain", "la Trinité à l'écoute", "le
Pavé dans la vitrine", "Dieu est-il agriculteur
?" etc... jusqu'à "la Maison du soleil au Coeur" que je
tiens tout particulièrement à voir rééditer car elle forme
un tout avec l'auto-biographie. F. FEUILLET-BARBARIN Il vient de m'arriver tout à l'heure au courrier un
petit livre avec une couverture blanche et un titre de moi connu " Sois un As " ?
et, aussitôt je l'ai ouvert comme
je le faisais autrefois quand m'en parvenait un semblable. J'y cherchais la dédicace
affectueuse qui accompagnait
toujours-un tel envoi. Hélas, la dédicace n'y était pas et en ces
jours où les vivants laissent quelque peu s'apaiser leurs
fracas pour se souvenir, j'ai fait un retour en arrière. Si le travail de notre Ami et le mien étaient différents
dans leur expression, puisque ses dons l'avaient
fait écrivain et mes possibilités conférencière, nous avions pourtant un même
souci, celui d'atteindre non pas seulement
les adultes dont les habitudes de penser sont souvent indéracinables
et les orientations définitives9
mais la jeunesse, qui est au début du chemin et dont les déterminations
peuvent orienter toute la vie. Pour ma part, malgré mes efforts, je
ne suis pas bien sûre d'avoir réussi même en partie, mais voilà qu'aux devantures des librairies va paraître ce petit livre
à couverture blanche dont le titre "Sois un As" devrait
attirer cette jeunesse à laquelle Barbarin aspirait à apporter la lumière, et
le bonheur de la réussite. Le liront-ils ce
livre, ceux auxquels l'auteur a pensé avec tant d'attentive affection ? Il
est certain qu'il y a dans la jeunesse un besoin de dépassement que la vie d'aujourd'hui n'arrive guère
à contenter. Ce besoin de dépassement est tel que pour le satisfaire,
les jeunes s'égarent sur des voies
redoutables. Le dépassement à tout prix les conduit vers la
violence, vers les actes sociaux -c'est
le moins que l'on puisse dire - et hélas, vers la drogue dont les
perspectives d'utilisation sont si inquiétantes. Notre ami les conduit, lui, vers un moyen de dépassement qui, non seulement apaisera leurs désirs, mais qui, au lieu de la déchéance, pourra les amener à
la réussite la plus totale. Ce
livre, s'il s'adresse aux jeunes dans un langage conçu
pour eux, peut apporter aux adultes bien des choses
aussi, et je suis persuadée que chacun de vous désirera
le lire. Du reste, un autre va sortir sans doute
pour vos étrennes "Le Protecteur Inconnu"' dont nous
parlerons quand le moment sera venu. La première remarque
qu'avec admiration l'on peut faire est celle-ci : comment cet homme de quatre
vingt ans passés, retiré du monde autant qu'on peut l'être,
lié par la force des choses à des êtres qui
étaient, sinon ses contemporains, du moins des adultes,
peut-il avoir été si conscient des problèmes de la
jeunesse, des sentiers détournés où elle peut s'engager,
des incitations qui peuvent la toucher pour la faire se déterminer pour la
voie qu'il lui propose ? Combien fallait-il qu'il ait l'intuition des êtres
et cette indéracinable fraîcheur d'âme qui n'appartient qu'aux
coeurs purs ! Mais
parlons du livre lui-même, de sa première page où,
à son habitude, il manifeste qu'il n'a pas écrit pour
la masse des lecteurs, mais pour chacun en particulier
parce qu'il sait que les idées générales ne touchent pas les êtres au coeur,
et que le coeur seul vaut. Voilà donc ce petit livre pour Marc ou Josseline, Thierry
ou Christiane. Pour
bien affirmer que l'auteur sait de quoi il parle, il se retourne vers son passé
et établit dès l'abord que les problèmes de la jeunesse sont de tous temps les mêmes et que les remèdes instinctifs
qu'elle découvre ne s'écartent guère aujourd'hui, et quoi qu'en penseraient
les jeunes, d'une uniformité somme toute réconfortante : faire le procès des
vieux, adorer des idoles, être habité par l'idée de faire
n'importe quoi contre n'importe qui et de se réaliser soi-même
sans savoir le moins du monde en quoi consiste la réalisation. Et
le deuxième chapitre traite de ces troubles de la jeunesse et de ces impulsions
physiques qui peuvent la mener
à tous les excès parce qu'ils sont la manifestation
d'un excès de vie, et là une mise en garde : "à dix
huit ans les
accus peuvent être à plat et il est bon de leur permettre une
recharge", et cette phrase dont tant d'adultes devraient
faire leur profit : "le véritable riche n'est pas
celui qui possède le plus, mais celui qui se sert le mieux de ce qu'il possède". C'est
ainsi que tout au long des quatre vingt dix neuf pages de l'ouvrage certaines
phrases sont des leçons de vie pour chacun. Il faut
toujours relire les livres de Barbarin pour savoir
qu'il ne vous promet pas la réalisation de tous vos désirs,
mais le fait qu'échecs et réussites auront la même
valeur puisque l'on
vous apprend ce qu'il ne faut plus faire et l'autre ce qu'il
faut continuer
à faire. "J'ai dit et répété
aux hommes qui nous entourent que ce qui compte, ce n'est pas le résultat, mais
sa recherche et que l'étude
du problème importe plus que sa solution". Nous
avions souvent parlé ensemble des difficultés de la vie des jeunes, nous
rencontrant sur cette idée qu'à aucun prix nous ne
voudrions retourner à notre-adolescence où nous étions,
comme tous nos semblables, habités par un désir frénétique de liberté
et soumis, le plus souvent, par des nécessités
de toutes sortes, à des efforts imposés.
Cette obligation est à l'origine de
bien des révoltes. Et voilà qu'il nous enseigne comment
faire un acte délibéré de ce qui nous apparaissait comme une
insupportable contrainte. "Il n'y a pas d'autre
moyen d'échapper au carcan de l'obligation qu'en rayant
de ton esprit l'idée de domination étrangère pour
y substituer celle de ta propre domination". Si
l'on sait combien les jeunes sont prêts à tout risquer pour quelque chose
qu'ils ont eux-mêmes décidé, on comprend quel levier
peut être pour eux cette conception de l'effort personnellement déterminé. Cette
détermination pénètre l'âme d'un sens de responsabilité.
On n'est plus alors un parmi tous les autres, mais on est
quelqu'un et voici effacé ce complexe d'infériorité que
connait la jeunesse et qu'elle camoufle sous la violence et la révolte.
C'est ce complexe sournois d'infériorité qui mène
les jeunes vers
les "bandes". Puisqu'on se sent très
peu de chose quand on est seul, on se rassemble pour se
rassurer et il est bien connu que ce genre de rassemblement
unifie non pour le meilleur mais pour le pire. Pour
se sentir fort, c'est une autre alliance qu'il va falloir faire, celle qui
consiste à prendre conscience des deux parts qui constituent un être humain,
le "Moi" que chacun connaît plus ou moins bien, et le "Je"
que presque
tout le monde ignore. Et
là, Barbarin va développer à l'usage des jeunes ce qu'il a si magistralement
prouvé dans plusieurs de ses
ouvrages : comment unir le Je et le Moi ?
Comment trouver dans cette union l'apaisement à ce
besoin de sécurité
qui caractérise la jeunesse ? A
partir de là, je ne vais plus
analyser la doctrine. Vous la connaissez tous, et vos lettres
(trop rares) m'ont prouvé que la plupart d'entre vous, chers
Amis de
Barbarin, l'avez appliquée avec succès. Elle reste la
même pour les jeunes et disons, les moins jeunes. Il est vrai
que si vous
avez tous appliqué la doctrine, vous
êtes tous, comme moi du reste, de plus en plus jeunes de sorte qu'il n'y a pas d'obstacle à ce
que vous tiriez de ce livre un grand profit. Si vous n'en tirez plus le bénéfice matériel promis aux
adolescents, il n'est jamais trop tard pour accumuler les bénéfices
spirituels, et; ce faisant, soyez sûrs que
vous accomplirez
le vœu le plus cher de notre Ami. Du
séjour invisible où il se
repose de ses luttes terrestres
en attendant, ainsi qu'il le désirait, d'entreprendre
d'autres tâches, il nous envoie son nouveau message d'espérance, de courage et
d'amour et entendons sa conclusion. Elle ne s'adresse pas seulement aux
jeunes, mais à tous les hommes. "Ayant pris conscience
de tes dimensions, de ta stature divine, marche donc,
le front haut dans un monde où presque tous les
fronts sont courbés. Crois en toi et en tout avec la
certitude d'accroître tes certitudes". Chers
Amis, vous savez comme moi que chaque livre de
notre ami a été écrit dans le désir brûlant de servir l'homme,
et, dans l'occurrence, de servir la jeunesse, cette
jeunesse qu'on dit "perdue" parce que, comme Lui, on ne s'efforce pas de la comprendre ni même de
l'aider malgré
tous les grands mots qu'on dit à ce sujet. Nous sommes peu nombreux
hélas, environ deux cents amis de Barbarin, mais je vous propose ceci : nous avons décidé depuis
notre dernier numéro de prier pour que la Lumière éclaire le monde
d'aujourd'hui. Entre ce numéro et le prochain voulez-vous que nous particularisions nôtre
prière ? Demandons que ce livre soit un livre de lumière
pour ceux à qui il a été particulièrement destiné : les jeunes. A.NATCHIZ Sommes
nous proches de la fin ? La
lecture de l'ouvrage de G. Barbarin "Les derniers temps du monde", écrit
voila près de 15 ans, nous a inspiré cet essai dont l'actualité est indéniable.
Certains passages sont significatifs et nous serviront de tremplin. Lisons
ensemble ces lignes a caractère prophétique : "Prenons la température de
l'humanité. Il est hors de doute que celle-ci est en fièvre et ne s'appartient
plus. Sa croissance scientifique s'est faite trop brusquement. Son mental n'a
pas évolué aussi vite que son squelette. Elle a grandi si démesurément dans
la matière que l'âme est en retard sur le corps
Nous
sommes réellement entrés dans ce Monde-à.. l'envers qui doit précéder la
fin de toutes choses. Les mauvais bergers sont légions, les faux prophètes
pullulent et la foule abusée les encourage et les suit...." Point
n'est besoin de vouloir démontrer la véracité de ces paroles car notre vie
quotidienne est toute empreinte de ces éléments-la. Pourtant, nous avons un
avantage : celui de savoir que notre époque est une époque de transition, une
époque de déséquilibre causé par l'évolution elle-même. En effet, si notre
siècle a été celui de grandes découvertes scientifiques bouleversant les
conceptions humaines, en a-t-il été toutefois de même de la progression
spirituelle de l'homme ? Hélas non, ces progrès sont dérisoires et le déséquilibre
persistera tant que l'on voudra démontrer par la Science ce qui est du ressort
de l'Esprit. Cette perte d'équilibre causé
par "l'Homo Sapiens" a fait naître en "l'Homo Spiritualis"
une tendance a la reconstruction de son équilibre. Comme existe le nouvel exode
vers la campagne, l'être humain essaye de se retirer en lui-même. Cela
s'explique car toutes les grandes civilisations qui nous ont précédés se sont
éteintes a cause justement de leur manque de spiritualité. Nôtre civilisation
est pareille a ses devancières, mais heureusement des voix se sont élevées,
s'élèvent et s'élèveront encore pour lutter contre cette perte de
conscience. Écoutons les, si nous tenons a sauver notre terre. La plupart des
nations possèdent maintenant l'arme suprême, mais qu'est donc cette bombe
atomique sinon l'arme la plus terrible que Dieu ait mis entre les mains du
libre-arbitre de l'homme pour se détruire Cette arme peut déclencher les
pires cataclysmes si son emploi n'est pas abandonné. C'est pourquoi nous nous
posons la question, comme l'a fait Barbarin : "Sommes-nous proches de la
fin"? Ne nous y trompons pas, de nombreux
signes avant-coureurs sont la pour nous mettre en garde. Les points chauds du
globe sont de perpétuelles menaces. Tout cela veut dire quelque chose. Une
transformation est en train de se faire, préparant l'avènement de "l'Ere
du Verseau". Ce changement d'ère ne peut se faire, et cela se conçoit, de
la même façon que se tourne la page d'un livre I Nous ne connaissons pas les
desseins de Dieu et ne pouvons donc prévoir de quelle manière s'effectueront
les bouleversements nécessaires. L'humanité emploiera-t-elle son arme menaçante,
déchainant ainsi la vengeance terrible d'une Nature déjà malmenée? Les
rescapés de cette mise a feu, rendus humbles devant le désastre,
chercheront-ils a se regrouper et se tourner enfin vers Dieu ? Cela est possible
et même a souhaiter. Nous savons que nous devons être prêts a mourir a tout
instant, alors qu'importe si c'est par accident, de vieillesse ou par cataclysme
! Nous terminons donc l'Ere des
Poissons pour entrer progressivement dans l'ère du Verseau. Nous vivons une période
de désordre dû au fait que se trouvent ensemble des âmes appartenant a deux
époques différentes dont une partie (la nôtre) purge un Karma lié a l'ère
qui s'achève. Nous subissons tous la Loi de l'évolution, évolution qui n'est
possible que par la souffrance. Nous souffrons pour nous adapter a cette loi et
nos peines nous semblent souvent bien grandes. Nous ne devons pourtant pas nous
élever contre cette loi qui est
Dieu lui-même sous peine d'erreurs qui engendreraient de nouvelles épreuves. Prenons le cas, par exemple, des
enfants de la nouvelle ère qui nous semblent parfois incompréhensibles. Nous
qui appartenons a cette ère finissante, nous ne devons pas nous insurger contre
eux, contre leurs aspirations, leurs particularités, leur vibration harmonique
qui ne semble pas correspondre a la nôtre. En effet, ils représentent les éléments
qui préparent la liaison de deux époques et s'ils semblent blasés de tout,
n'est-ce pas justement parce qu'ils auraient connu ce que nous voyons présentement,
dans d'autres temps ? A quoi peut aboutir cette lassitude dont ils font preuve
sinon a un retournement vers l'intérieur d'eux-mêmes, a la recherche d'une
divinité dépassant les formes religieuses actuelles et plus particulièrement
vers une fraternité humaine. Cette idée de fraternité,
nous la trouvons d'ailleurs en germe dans tous les groupes spiritualistes
existant. Elle est appelée à grandir encore au point que cette fraternité,
issue de la pensée que "la Vie unique anime toutes choses",
encouragera les hommes a se considérer comme la partie d'une même force au
lieu de les dresser les uns contre les autres. Ce sera alors peut-être le débute
l'âge d'or de l'humanité ? Qu'apportera donc cette ère
du Verseau par rapport a celle des Poissons ? Faisons au préalable une
comparaison astrologique. L'ère des Poissons était placée sous le signe de
Neptune, planète de la spiritualité qui nous donna de grands mystiques, saints
et contemplateurs, mais également des sorcières, car les êtres furent aussi
bien en contact avec des forces spirituelles très pures qu'avec des forces
maléfiques. Ce fût aussi le règne de l'intolérance où furent conduits au bûcher
les possesseurs d'idées personnelles et où les relations humaines étaient
limitatives. On avait vite fait d'entrer en guerre avec ceux qui ne partageaient
pas nos idées ! Nous vîmes aussi au cours de cette ère et grâce a
l'exaltation de Vénus, l'Art occuper une grande place. Enfin, sur le plan
maladies, nous avons connu les maladies pulmonaires, le cancer et une médecine
allopathique regorgeant de médicaments et vaccins. Pour
"sentir" ce que nous apportera l'ère du Verseau, nous nous baserons
sur les constatations qui ont pût être faites ces dernières années. D'abord astrologiquement parlant,
nous nous trouverons sous le signe d'Uranus, planète des transformations
brutales (que nous ressentons déjà), des destructions mais dans un but de
reconstruire du neuf. C'est aussi la
planète de la Technique, de la Recherche, de l'Altruisme et de la Religion,
Ces quatre derniers mots sont a eux seuls, tout un programme déjà en cours de
réalisation. Que voyons-nous changer ? Des
moyens considérables sont mis en oeuvre en vue de l'instruction des masses, ce
qui conduit ainsi a l'effort de pensée de l'humanité dans son ensemble. Puis,
sur le plan technique et astronomique, des découvertes qualifiées de
merveilleuses ; les radiations cosmiques deviennent perceptibles ; on veut s'évader
de la Terre, du système solaire même pour aller sur d'autres planètes. Mais
pour l'instant, Uranus étant au-delà du système solaire, Saturne (représentant
le karma) est encore là avec Son anneau et demeurera tant que nous ne serons
pas entrés pleinement dans l'Ere. Dans le domaine de l'altruisme l'amour vénusien
deviendra uranien, c'est-a-dire qu'il s'étendra à un cercle de plus en plus
grand pour devenir universel. On voit ainsi les peuples se rapprocher chaque
jour davantage grâce aux moyens de communication et de télécommunication
(satellites, télévision..). Cet altruisme permettra peut-être la fin des
guerres et un progrès social et économique encore plus accentué. Sur
le plan religieux, la religion se devra d'évoluer car les masses, dépassées
par les progrès de la technique, se rejetteront vers les religions traditionnelles
qui, pour les accueillir, deviendront plus scientifiques. La science elle-même,
déconcertée a chaque pas par une présence inconnue, deviendra religieuse. Il
y aura donc une fusion Science-Religion qui permettra la naissance d'une
religion universelle. Enfin
l'ère du Verseau sera celle des maladies nerveuses et mentales. Il est permis
de prévoir que la médecine actuelle deviendra une médecine psycho-somatique
et parapsychologique. On soignera par les sons et les couleurs, car on
s'apercevra que les maladies psychiques prennent naissance dans l'âme. Le
cancer guéri, d'autres maladies naîtront car elles sont obligatoires dans l'évolution
de l'humanité. La manifestation impliquera toujours : naissance, maladies,
souffrances, mort physique. Cette mort d'ailleurs, qui nous hante sans cesse,
changera de face car on découvrira scientifiquement (et on pourra même
mesurer) des vibrations émises par le corps éthérique trois jours après
l'arrêt du coeur humain. Voila
sommairement brossé un petit tableau comparatif. Que faire, allez-vous demander
en notre qualité de préparateurs d'une nouvelle ère, mais aussi en notre
qualité de gens qui croyons a la "Vie ure et continue" ? Nous
devons penser, réfléchir, nous concentrer, méditer et prier. Il y a la du
pain sur la planche, mais il faut le faire, car nous ne devons pas oublier que
l'humanité est solidaire, que nous faisons partie d'elle et, de ce fait, sommes
susceptibles de lui apporter un peu de sagesse, un peu de Lumière, un peu de
paix. Certes, avant d'arriver a l'âge d'or la Terre a encore bien des épreuves
à subir et, avec elle l'humanité. Mais nous qui savons, nous qui croyons, nous
avons le devoir d'agir, de préparer notre propre âge d'or. Regardons
les transformations actuelles comme une nécessité de l'évolution en sachant
que rien ne changera si l'homme lui-même ne se change pas intérieurement :
c'est l'âme humaine qui doit se transformer, car tout passe mais Dieu demeure.
Alors, c'est par notre exemple personnel, par nos pensées que nous aiderons
ceux qui cherchent, qui ne savent pas et qui souffrent. Nous devons nous régénérer
pour régénérer les autres, semer le bon grain pour obtenir de fertiles
moissons afin qu'un jour il fasse bon de vivre sur terre parmi des hommes qui ne
se haïront plus et partageront avec leur voisin ce qui manque a celui-ci. Qu'il
sera beau de voir les difficultés de la vie matérielle s'amenuiser et
permettre ainsi à chacun de se développer spirituellement dans une vérité
rénovée et dans la conscience divine. L. ROYERE de Madame K.... de
STRASBOURG. L'arrivée
du "bulletin" est toujours l'occasion d'une grande joie. Je vous en remercie beaucoup et tout particulièrement pour ce dernier numéro
(3). C'est de plein enthousiasme que je m'unis à vous pour demander la
"Lumière" pour chacun. Considérant que c'est un inestimable privilège
que d'avoir pu déjà saisir cette partie de la Vérité, il
faut souhaiter que d'autres aussi connaissent ce bonheur. Et en ayant la Lumière, ils
auront aussi la paix sous toutes ses formes. J'apprécie
beaucoup la liberté que vous laissez a chacun de le faire
au moment de son choix, car il y a l'heure des élans spontanés .. que rien ne peut remplacer.
Il m'a été donné de faire de magnifiques expériences. Tout ce
qui est dit dans "La Clé" et dans les autres
oeuvres, tout est vrai, je vous assure. J'ai essayé MAIS Il me faut.
maintenant marcher droit car
a la moindre incartade, je paye. C'est que
la comptabilité est précise. Mais
cela ne fait rien, c'est ainsi qu'on
avance, et je suis si heureuse, si vous saviez…. Nous
avons reçu deux autres lettres que nous vous communiquons ci-après. C'est très émouvant de
relire cette lettre écrite par
notre Ami il y a bien des années et qui est,
si. consolante pour ceux qui ont perdu un des leurs. Aussi remercions-nous de tout coeur Monsieur Bianco de
nous l'avoir communiquée. Nous
remercions également Madame K... des lignes précédentes qui
constituent pour nous un réconfort et un encouragement a poursuivre l'oeuvre
entreprise. Ce bonheur acquis
par l'expérience devient le nôtre et celui
de tous les amis de Barbarin que nous invitons à nous faire part en plus grand
nombre de leurs désirs sur les sujets susceptibles d'être
traités dans le bulletin .et de leurs expériences
qui peuvent servir à ceux qui ne les ont pas encore vécues. N'oubliez
pas, ce bulletin est le vôtre, alors aidez-nous dans son élaboration. N.D.L.R. de Mr BIANCO, (69) En ce jour de Toussaint, je
suis si ému de retrouver et relire une lettre aussi réconfortante
de notre cher ami Barbarin que je vous l'envoie pour vous la faire connaître et
en hommage a lui. Il y a 10 ans, je venais de perdre ma chère compagne et je reçus
ce magnifique réconfort en réponse a mon chagrin.
Ce n'est que par la suite qu'il me fût donné de savoir
qu"il existait un autre véritable "Ami" des
heures difficiles Vous
pouvez, si vous le jugez bon, publier sa chère lettre dans l'un des bulletins a venir. Comme pour tous les chers
disparus de ma famille j'ai bien pensé et prié pour notre cher ami
Georges et dans le silence et un profond recueillement a
son intention, je l'ai (en contact avec Dieu) bien ressenti présent
spirituellement par des points lumineux et furtifs vus dans l'obscurité ; il
est certain que nous étions en contact spirituel. Pendant que je
priais pour lui, lui disant en pensée qu'il était
comme tous mes
bien-aimés, heureux dans le sein du Seigneur et que comme eux il vivait de la même vie
spirituelle, une grande paix
m'envahit et j'en fus heureux. Je ne terminerais pas ma
lettre sans vous dire que tout le contenu du bulletin
est vraiment magnifique. Je le transmets quelquefois
a un ami qui semble s'y intéresser. La Gratitude, le 29.3.56 Georges
BARBARIN Tourrettes sur
Loup Cher Monsieur, "Il faut que je sois
profondément ému par votre lettre pour que je trouve le temps de répondre en détail aux questions que vous me posez. Je ne me flatte pas, vous le comprendrez, de détenir la
Vérité et ce que je vais vous dire n'est que le fruit de mes méditations et
peut-être d'une inspiration plus haute. Soyez d'abord rassuré en ce
qui concerne ce que votre femme appelait l'instant critique. Le
passage de la
mort lui a été, quelles que soient les apparences, facile et doux. D'ailleurs cela est du passé et
seul son état présent doit solliciter votre affection attentive. Telle que
vous me l'avez dépeinte, votre chère épouse est certainement dans une des régions
élevées de l'au-dela. Votre devoir étroit est de ne pas l'en faire
redescendre par des regrets stériles et par une trop grande
affliction. Cette affliction la peine grandement car elle ressent le contre-coup
de tout ce que vous pensez au fond de votre âme. Vous ne devez songer a elle et
l'évoquer que comme une créature heureuse qui a enfin quitté ses limitations
mortelles et
a obtenu sa. promotion. Ne vous la rappelez que telle qu'elle était dans les meilleurs moments de votre
vie commune. Ainsi vous l'aiderez grandement et efficacement dans son ascension
continue et vous y trouverez, sinon la paix immédiate, du moins une grande
douceur. Ceux qui se sent beaucoup
aimés ne sont jamais séparés complètement. Il reste toujours entre eux un
lien fluidique et un puissant contact spirituel. Je ne puis
vous donner l'assurance absolue de la réincarnation.
Cette éventualité semble. cependant la plus probable
sauf le cas où les intéressés, ayant terminé leur évolution, ne désirent
plus retourner dans la chair. Il ne faut incriminer
personne, ni vous ni Dieu. Vous, comme Lui, avez fait ce que vous avez pût.
Mais vous, vous ne pouvez savoir a quelles vues
profondes répond la séparation momentanée qui vous est infligée. Je vous demande de bénir tout et sans cesse et
le temps récompensera votre patience et votre
acceptation. C'est cette acceptation qui vous affranchira et vous
permettra de préparer la réunion la plus heureuse avec l'être
qui vous
est si cher". Votre
spirituellement G.
BARBARIN. de Madame Aubert CAISSEL. (31) TOULOUSE. C'est toujours une joie douce pour moi de recevoir ce
cher petit bulletin, "son" bulletin presque, qui "le" fait encore vivre auprès de nous. J'éprouvais
pour G. Barbarin une chaude sympathie admirative, plus même, de
l'affection et je ne peux assez vous remercier, chère Madame, de votre pieuse et si vivante initiative. Je vous ai déjà écrit longuement il y a quelque
temps et vous vous souvenez peut-être du rapide résumé que je vous ai fait de
ma vie. Aussi, combien "s'éclaire" pour moi d'une intensité toute particulière votre dernier
article "les épreuves". Ce sont celles, si lourdes, qui ont été les
miennes, qui ont amené mon ascension spirituelle. Par écrit, il est difficile
de définir l'indéfinissable
cette montée difficile vers les cimes, mais aussi ce bonheur vrai, inondé de
lumière divine ! Je glisse aujourd'hui dans ces feuillets
la copie d'un message qui me fût "donné" un 2
Novembre (médiumnité intuitive sans doute, car je l'ai reçu comme tant
d'autres merveilleux, étant éveillée et ayant
l'impression d'écrire sous une
dictée). Je le trouve très
beau et peut-être pourrait-il être -bénéfique.
Si vous
en jugez ainsi, pour quelques lecteurs de notre bulletin
2
Novembre. Jour des morts I
Jour des "grands vivants" devriez-vous
dire. Jour de ceux qui, vous ayant précédé dans l'épreuve terrestre, connaissent maintenant les larges horizons
et la grande harmonie. Pas
tous peut-être, car il y en a qui, avant de voir s'agrandir le champ de leur activité a la
mesure de
Dieu, ont encore beaucoup a monter, ont a se perfectionner
sur une vaste échelle. Mais vos aînés ont franchi
d'un coup d'aile l'espace qui servait de transition et
ils jouissent aujourd'hui du vrai bonheur, de la joie la meilleure, bonheur et joie bien complets puisqu'ils ont
l'autorisation de rester auprès de vous, de vous épauler tangiblement de vous entraîner à l'ascension
en vous la rendant combien douce ! Jour des grands
vivants, vous disais-je tout a l'heure,
aussi, commémoration qui ne doit avoir rien de
lugubre ni d'attristé. Commémoration pieuse certes, voilée un peu de la mélancolie
de l'absence tangible, mais commémoration
heureuse, sinon joyeuse, souvenir qui doit
être actif et non passif, qui doit nous entraîner
et non nous décourager. Et plus que d'autres, vous devez, vous, comprendre mes
paroles, car peu comme vous peuvent les saisir dans toute leur acceptation.
Aussi chaque jour ressemble-t-il pour vous au 2 Novembre, car chaque jour amène avec lui cette communion constante de
l'âme et de coeur entre eux et vous, communion que l'église appelle la
"Communion des Saints". Communion des Saints, Elixir combien puissant de vie intense. Communion des Saints, Rayon lumineux d'espérance et de joie ! Communion des Saints,. Pont
divin jeté sur ce fossé, si peu profond pour vous et que beaucoup considèrent
comme un gouffre tragique ! Communion des. Saints, Pain de vie, viatique divin,
que Dieu dans sa bonté, dans son amour, a donné à l'homme pour
qu'il ne
soit jamais seul. Remerciez, aimez et vivez
constamment avec ceux qui sont toujours auprès de vous, avec vos
"grands vivants".
copyright ©AGB 2007 02/01/2011
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