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LES AMIS DE GEORGES BARBARIN

 

BULLETINS LES CLES 1966

Retrouvez ici quelques pages extraites des bulletins de

 la première association LES AMIS de Georges BARBARIN

crée juste après sa mort

MES CHERS AMIS

GEORGES BARBARIN ET LA MORT

IN MEMORIAM

L'AMI DES HEURES DIFFICILES

LA REHABILITATION DU DIABLE

LE PHILOSOPHE DU BONHEUR

MON PERE GEORGES BARBARIN

BARBARIN LE MAGICIEN

LA RIVIERE

LA SCIENCE DES SAGES

MEDITATION SUR L'OEUF

PESSIMISME ET OPTIMISME

HOMMAGE A BARBARIN

COURRIER DES LECTEURS

1 AOUT

ENTRETIEN SUR LA LIBERTE

JEUNESSE ET VIELLESSE

LES EPREUVES

RÉFLEXIONS ENTRE AMIS

UN FACE A FACE AVEC LA MORT

NOS LECTEURS NOUS ÉCRIVENT 1

AIMER

SOIS UN AS

1 NOVEMBRE 1966

SOMMES NOUS PROCHE DE LA FIN ?

NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT 2

 

 

 Mes Chers Amis,

Nous nous trouvons réunis pour des fins que nous voulons avant tout spirituelles.

Notre recherche n'est pas fondée sur la curiosité et notre désir est d'entrer en contact avec les Instances supérieures auxquelles nous croyons tous.

Notre but premier est de démontrer par de nou­velles preuves, si on nous le permet, l'immortalité de l'âme et la survivance de l'autonomie indivi­duelle au delà de la mort.

Pour cela nous nous mettons entre les mains de Dieu et sollicitons sa lumière. Que les Forces Hautes veuillent bien s'associer à notre expéri­ence, tentée en pleine humilité et loyauté.

Nous apportons tous ici un coeur pur et une âme sereine et sollicitons l'intervention des pré­sences les plus qualifiées pour nous instruire et nous guider dans les territoires de l'Esprit".

G. BARBARIN

 

GEORGES BARBARIN ET LA MORT

La mort de Georges BARBARIN a traumatisé un certain nombre de ses lecteurs d'autant que la Presse a bien souvent altéré les faits, soit parce qu'elle n'a guère cherché à se renseigner, soit parce que l'appât du sensationnel est toujours là pour tout fausser.

Oui, Georges Barbarin est mort dans l'incendie de la forêt des Maures.

Non, Georges Barbarin n'a pas été brûlé.

Occupant une maison qui appartenait à un de ses plus chers amis, il a voulu la protéger de toute atteinte et il l'a fait. Dans un paysage ravagé, la petite maison se dresse sur son piton toujours intacte et sereine comme celui qui y a vécu.

Mais il y a une heure où le Sage doit retour­ner dans sa Patrie, et cette heure était venue. Alors la fumée a fait son oeuvre et l'asphyxie est venue en quelques minutes accomplir ce à quoi il était promis. J'ai fait le thème astrologique de Barbarin, je l'ai soumis à d'autres astrologues sans leur dire de qui il s'agissait, et nous avons tous conclu "très grand risque de mort par le Feu". La souffrance dans ce cas a été extrêmement courte.

Si on relit ses oeuvres, on s'aperçoit qu'il y est souvent question du feu purificateur, en particulier dans le 3° dialogue du "Seigneur m'a dit". Il pensait que le feu, comme ultime épreuve sensible, pouvait brûler les dernières scories d'une personnalité reconnue par lui comme éphémère et superflue, à une vie dont les perspectives sont immenses après cette purification.

Voilà la vérité sur sa mort, non plus seule­ment la vérité apparente, mais la vérité réelle avec toute sa beauté et l'espérance qui y est in­cluse.

Si vous avez l'occasion d'en faire état, ne la gardez pas pour vous. Elle ne peut que servir la mémoire de celui qui fut notre ami et aussi,  comme va vous le dire Georges ROUX, un des rares êtres dont la philosophie a apporté aux hommes non pas la pénible conscience d'une infériorité définitive, mais l'espérance d'une promotion (le mot est à la mode) dans un monde où il n'y a plus ni mort ni limitations.

A. NASCHITZ

IN MEMORIAM

C'est avec le triste privilège de l'âge que je vais pouvoir parler de Celui qui n'était au début qu'un modeste fonctionnaire et devait par la suite se révéler non seulement comme un écrivain de race, mais comme un Guide éclairé des consciences et un apôtre convaincu de la non violence.

On a prononcé à son endroit le titre de Mage qui lui valut tant d'amis plus ou moins fidèles et de nombreux disci­ples plus ou moins fervents.

Pour aujourd'hui, je me bornerai à évoquer le Barbarin d'autrefois tel que je l'ai connu. C'est au lendemain de la Grande Guerre que j'ai rencontré Georges Barbarin et sa femme à Chinon, alors que récemment démobilisé, je venais reprendre mon poste de professeur au Collège Rabelais qui n'était pas encore transformé en un vaste lycée. Barbarin, de trois ans mon aîné, était berrichon, moi j'étais poitevin. Une sympathie réciproque ne tarda pas à nous lier d'une amitié qui ne s'est jamais démentie.

A cette époque, le démon de la Littérature nous tourmentait déjà.

Lui, collaborait aux Marges  d'Eugène Montfort. Moi-même je plaçais quelques articles dans la Revue Mondiale de Jean Pinot. Nous nous réunissions en moyenne deux fois par semaine. Parfois je l'accompagnais à la pêche, car Georges était un prestigieux pêcheur au lancer. Il ne pêchait d'ailleurs que les gros poissons carnassiers tels que le brochet et la perche. A cet effet, il possédait un attirail impressionnant. Quand le temps était favorable le dimanche, il m'emmenait sur son bateau au milieu de la Vienne. C'est là que j'ai assisté à des captures mouvementées.

Nous allions également faire de longues pro­menades à bicyclette, tantôt visitant le secteur de Seuilly et de Lerné, théâtre de la guerre pi­chrocoline, tantôt explorant le camp des Romains, an direction de Cinais et de Couziers, repaire du fameux Chicoteau, virtuose de la cautèle. C'est ce chicanier endurci et insaisissable que Barbarin a fait revivre sous le nom de Saturnin Corbeau.

En ce temps là, Georges fumait de délicieux petits cigares, dénommés senioritas, et que George Sand, berrichonne elle aussi, appréciait fort en compagnie de Jules Sandeau. Madame Barbarin, toujours prévenante et prévoyante, achetait ces cigares favoris par bottes de 50, sachant très bien que son mari en offrait à ses visiteurs.

Dès 1923, sa collaboration aux Marges deve­nant assez intermittente et malgré quelques articles fort remarqués dans des journaux locaux, Barbarin conçut le projet de lancer une revue. A ce sujet, nous eûmes plusieurs conférences chez lui, afin de mettre sur pied ce nouveau périodique destiné à lui procurer une certaine notoriété. Inutile de dire que mon appui lui fût immédiate­ment acquis. Je lui promis des articles sous divers pseudonymes et me chargeai de la critique des livres avec Paul Barret. En outre, Georges s'était assuré plusieurs collaborations parisien­nes, dont celle de Colette, de René Dunan, René Naran, Albert Lantoine etc... Si bien que le premier numéro de la Revue des Lettres parût en Décembre 1924.

Après avoir suscité beaucoup d'espoir, la petite revue de 64 pages à couverture grise, vécut l'espace d'une année. Elle repose en paix au fond de quelques bibliothèques.

Georges Barbarin ne conserva nulle amertume de cette fin prématurée. Le regret en fut voilé par le succès de l'Amour et la Mer, qui obtint le prix de la première oeuvre sous le patronage de Colette. L'auteur était lancé, et Flammarion publiait peu après « De la rose à l'artichaut » , puis « le Père Pou » portrait haut en couleur d'un paysan tourangeau.

J'arrête ici mes souvenirs chinonais, car une nouvelle aventure orienta désormais la carrière de Georges Barbarin.

Alexandre BAILLOT

 

 L'AMI DES HEURES DIFFICILES

Comme cela a été dit dans notre circulaire, notre but est de diffuser au maximum l'oeuvre de notre ami Georges Barbarin. Cette oeuvre est im­mense et vous la connaissez tous au moins en

grande partie. Dans ce lot d'ouvrages, certains témoignent réellement de l'aide qu'il a voulu apporter à tous ses lecteurs qui étaient avant tout ses amis. C'est ainsi que fut écrit : "L'Ami des heures difficiles". Si aujourd'hui nous pré­sentons cet ouvrage, c'est plus qu'en souvenir, c'est en hommage à son auteur. Pourquoi, demande­rez-vous ? La réponse est simple : c'est parce que, maintenant, il fait partie lui-même de ces "Amis de l'Au-delà" qu'il a si bien définis et auxquels il a souvent fait appel.

Nous ne nous trouvons pas en face du fruit d'une imagination vagabonde, d'une philosophie étrange et incertaine, mais bien devant la résul­tante d'épreuves vécues et surmontées. Ces épreu­ves, ce sont celles du commun des mortels auquel appartenait Barbarin. Les heures difficiles, il les a connues. Ces heures, loin de le rebuter, l'ont obligé à chercher une aide, un secours moral, à défaut de celui d'un ami terrestre qui souvent fait défaut. C'est donc en face de cette carence qu'il a éprouvé d'autres remèdes susceptibles d'apporter une solution, la solution.

Nous ne nous étendrons pas sur la présenta­tion de l'ouvrage : originale, simple puisque répertoriant par ordre alphabétique tous les soucis ou ennuis, c'est un guide efficace parce qu'éprouvé. Si à chaque épreuve correspond une

façon de penser, de changer la situation, il y a aussi une cause, 'conséquence de l'ennui. Aussi, c'est d'abord cette cause que Barbarin met à nu, il nous oblige à faire une introspection afin de la déraciner.

 

Mais cela ne suffit pas. Si nous sommes conscients de l'origine du mal et si nous accep­tons cette origine, il faut alors appliquer le remède. Comment Barbarin pouvait-il dénommer ce remède ? Le nom qu'il lui donne, c'est dans le fonds ce qu'il a été lui-même toute sa vie pour les autres  l'AMI. Son amitié, son amour pour autrui, il les a sublimés, imprimés dans son ouvrage. Non pas sous forme personnelle, mais en obligeant l'être en difficulté à chercher plus haut le secours nécessaire. Cet Ami va prendre tour à tour le nom de Dieu, de Père, d'Invisible, de Ciel, de Providence. Il ne s'agit plus d'un Dieu inaccessible aux hommes, placé sur un pié­destal tout là-haut dans le ciel, mais bien d'un Ami, du Dieu réel et vivant, toujours présent et prêt à répondre à chaque appel de détresse. Dieu est donc mis ainsi à la portée de tous, sans ar­tifices, mais à une condition s celle d'appliquer la loi d'Amour sous toutes ses formes. C'est là le seul remède valable, et Barbarin l'a très bien compris, lui dont la vie fut un exemple de cet amour fraternel.

Dans notre monde actuel où la Matière croit pouvoir dominer l'Esprit, il existe des hommes qui ont le courage de se pencher sur les problè­mes humains, de les analyser, de les solutionner. Barbarin appartient à cette lignée d'hommes qui, conscients de la détresses humaine, ont essayé de calmer les douleurs physiques, d'apaiser les souf­frances morales.

C'est grâce à l'affirmation constante, dans son oeuvre, que l'homme a la possibilité de pui­ser à la source céleste sans jamais la tarir, que la philosophie de Barbarin est une philosophie spiritualiste. Les problèmes humains sont avant tout des problèmes de l'âme, et l'âme vient de Dieu. Où trouver le remède, sinon en Dieu lui-même "Demandez et vous recevrez" dit l'Evangile, "Appelez votre ami et il est là à vos côtés" dit Barbarin. Y a-t-il une différence, sinon le fait d'affirmer qu'il est inutile de chercher au dehors ce qui existe en nous-même : la Présence Divine.

L'ouvrage de notre ami fait bien ressortir le fait que nous ne cherchons de l'aide que lorsque nous sommes dans la peine. Alors, puisque nous vou­lons lui rendre hommage et continuer son oeuvre, efforçons nous de réaliser en permanence cette présence divine, de répandre l'Amour autour de nous Ainsi, "l'Ami des heures difficiles" deviendra "l'Ami de tout instant", tel que le fut Barbarin et tel qu'il continue de l'être, caché derrière le voile de l'Au-delà parmi ceux dont il avait deviné et percé la présence et qu'il a maintenant retrou­vés.

L. ROYERE

 

 

LA RÉHABILITATION DU DIABLE

Le titre et une partie de cet article ont été écrits par Georges Barbarin et trouvés dans la masse des papiers où nous nous proposons de puiser. Ces textes sont en général des esquisses qu'il nous faudra compléter avant de les livrer à l'imprimeur ; mais nous nous efforcerons d'y toucher avec de mains prudentes afin de ne pas défigurer la pensée de l'auteur.

Pourquoi ai-je précisément choisi ce texte ? Parce que ce sujet fut un des derniers dont nous ayons discuté ensemble et parce que dans ce domai­ne comme dans beaucoup d'autres notre accord était complet. Nous pensions tous deux que l'origine du mythe diabolique était la peur, cette peur que nous trouvons au fond de tout ce qui fait souffrir les hommes, les abaisse devant eux mêmes et devant les autres.

Le diable est le fruit de l'ignorance et de la peur exploitées parfois dans un but de domina­tion des âmes.

Voici ce qu'écrivait Georges Barbarin sur le diable

" Comme nous avons en nous "l'Ami" nous avons aussi le Diable tant il est vrai que rien n'existe  hors de l'être.

Comme l'Ami se confond avec ce qu'il y a de divin en nous, nous pouvons aussi y rencontrer  le diable.

 Or le Diable n'est ni quelqu'un, ni quelque chose de matériel. Il est la somme des appétits  en nous et hors de nous.

Tout ce qui est avide, cruel, égoïste, malfaisant est le diable ; c'est à dire l'ensemble des  forces retardataires opposé à l'ensemble des  forces d'évolution. Mais il n'est pas seulement lié à l'humain.

 Il y a dans l'Univers des forces de toutes sortes,  et qui échappent à la vue et à la compréhension  des hommes.

 Elles sont attirées par le rayonnement des âmes se  nourrissent de forces semblables à elles. Le diable  devient donc ainsi la somme des instincts humains  augmentée des forces destructrices de l'Univers.  Il n'a pas de corps et encore moins de visage  mais il a mille masques, autant qu'il y a d'aspects  des choses et des gens.

 Il n'y a pas trace de lui dans les mythologies premières.

 Il n'existe pas non plus dans les philosophies  orientales dont les dieux ont en eux mêmes à la  fois une face constructive et destructive.

Dans les théologies modernes le diable prend la  forme que lui imposent l'ignorance et la terreur  des hommes, terreurs qui vont de la chose inexpliquée et inexplicable à l'émergence des forces  inconscientes où il leur .a été appris à voir le  péché.

 C'est pourquoi au moyen âge le Diable prenait la  forme d'animaux fantastiques, ou bien se manifestait par des phénomènes névrotiques dont ceux qui  en étaient les victimes ne pouvaient ni ne vou­laient prendre la responsabilité.

 Cela allait du loup-Garou aux débordements des  sorcières convulsionnaires etc...

 En vertu du pouvoir créateur que possède l'homme  la croyance au diable renforçait sa puissance et  son emprise sur les âmes.

 Est-ce à dire que notre connaissance accrue de la  zoologie qui a fait disparaître l'image du loup­ Garou, et la découverte des drogues "miracles"  qui favorisent le traitement des hystéries aient  fait s'évanouir le diable ?

Pour que cela soit possible il faudrait que les hommes ne le recréent pas sans cesse en donnant  libre cours à leurs instincts et à tout ce qu'ils  ont de négatif en eux.

Ainsi se termine l'essai intitulé par Georges Barbarin "Réhabilitation du Diable".

Bien entendu le texte ainsi écourté ne répon­drait pas à ce titre aussi, assurée d'exprimer sa pensée à ce sujet puisque nous l'avons débattu ensemble peu de temps avant sa mort je vais essayer cette réhabilitation.

Etant créature de Dieu il n'y a rien en nous même qu'il faille détruire. Du reste le pourrions-nous ?

 

Ce que nous appelons le diable c'est à dire, nos défauts, nos vices même ne sont que l'envers des vertus correspondantes, et c'est l'effort qui est nécessaire pour les transformer qui peut nous amené à révéler la présence de Dieu en nous.

Chaque fois que dans le monde un homme lutte contre lui-même , il diminue l'emprise du Diable sur le monde.

Cher Georges Barbarin je vous vois encore m'exposant vos combats et m'expliquant comment vous aviez transformé votre violence destructrice en un dynamisme générateur d'amour pour tout ce qui vit, vos inquiétudes et vos combats en paix intérieure.

Vous nous avez appris qu'il n'y a rien à
ajouter ou à retrancher à l'homme. Il possède tout.

Ce n'est pas à une destruction à laquelle il doit se livrer c'est une transformation qu'il doit accomplir.

Cette transformation c'est par la connaissan­ce de lui-même qu'il doit la mener à bien.

S'il a honte parfois de ce qu'il manifeste qu'il réfléchisse que ce dynamisme qui se fait jour, il peut, au prix d'efforts persévérants, le faire servir à la révélation des plus hautes vertus. Quand, grâce à ces efforts, il aura nettoyé son miroir il reflétera Dieu.

 

Andrée Naschitz ROUSSEAU

 

GEORGES BARBARIN, LE PHILOSOPHE DU BONHEUR

 

Tous ceux d'entre nous qui ont approché Georges BARBARIN et l'ont vu vivre ont été frappés par son rayonnement. Son visage exprimait la bonté et la douceur. La sérénité qui-émanait de son être était immédiatement perçue non seulement par ses amis mais par ses voisins ou toutes personnes étran­gères qui franchissaient le seuil de sa maison.

Il y avait chez lui un état profond de conten­tement qui se traduisait en ses écrits par un équilibre de la phrase, une expression heureuse qui nous rendait sa pensée vivante et fraternelle.

Georges BARBARIN disait volontiers qu'il était moyen en toutes choses et ne possédait aucun don ex­ceptionnel. mais c'était loin d'être exact parce qu'il était supérieur en sagesse. S'il était humble et s'il aimait les humbles c'est justement parce que la sagesse implique toujours la modestie et la simplicité.

En vérité, BARBARIN  a atteint la réalité de sa joie intérieure et a hautement mérité le titre de PHILOSOPHE DU BONHEUR.

Cent mille lecteurs ont su, à travers son oeuvre, que le bonheur est une harmonie de l'âme, la marque d'une réussite, la démonstration d'un art de vivre, un aboutissement naturel, une résul­tante en moi,

Si chacun savait faire le point et considérer sa position par rapport au bonheur, chacun saurait aussi, de façon certaine, qu'il n'est ni perdu ni abandonné. Même si l'horizon parait complètement bouché et si la tempête déferle, il est un phare en nous qui jamais ne s'éteint complètement. Dans les situations les plus extrêmes il subsiste tou­jours un fil de lumière, l'infinitésimale particule d'espoir qui va avec la vie.

Mais pour prendre conscience de cette heureuse harmonie il faut cultiver sa vie intérieure c'est-à-dire se bien connaîtra.

Comme tous les penseurs, qui, depuis la haute antiquité ont exprimé leur sagesse, Georges BARBA­RIN insiste, dans ses livres, sur la nécessité de se connaître soi-môme.

Tant qu'il ne se connaît pas intérieurement  l'être est séparé de son âme par une dure carapace de matière qui le tient exilé de sa joie.

Sa vie à fleur de peau, toute en apparences, s'écoule inutilement en sa superficialité. La cons­cience ne s'élargit pas. Un être mutilé se débat contre lui-même, et de ce fait contre les autres, parce qu’il ignore sa source. C'est ainsi qu'il va de déception en déception, d'une détresse à l'autre au sein de l'amertume.

Devant cet immense gâchis qu'il fait de sa vie, l'homme se fuit et se passionne pour les turbulences vaines en croyant toujours s'évader de l'anxiété, oublier sa tristesse dans une agitation qui n'a pas de sens.

Ce monde futile n'est pas le monde réel. Chacun le sait ou chacun le pressent. Mais en l'état actuel de l'évolution les hommes sont surtout préoccupés de progrès matériels et le franchissement de la carapace intérieure n'intéresse qu'une infime minorité.

 Et c'est bien là le péché contre l'esprit : l'ignorance de soi.

Il porte en lui sa propre punition, non dans un lointain devenir mais dans l'immanence du pré­sent, au fur et à mesure que se déroule l'épreuve de la vie. Une loi naturelle règle cette punition qui va de soi parce qu'elle est la conséquence inéluctable d'un état d'insuffisance : celui qui ignore sa source ne boit pas. Celui qui s'obstine à ignorer sa source meurt de soif et ne connaît jamais le bonheur.

Il ne lui sert à rien de se révolter contre son ignorance. La sagesse lui conseille au contraire le discernement des valeurs essentielles et une acceptation de la vie qui ne soit pas une résignation, une abdication ou un renoncement mais une compréhension enthousiaste de la vérité.

Georges BARBARIN nous enseigne la bonne volonté persévérante qui nous harmonise avec nous-même et nous fait découvrir la lumière du bonheur. C'est la bonne volonté qui est demandée aux hommes depuis 2 000 ans, celle qui les purifie de la crainte, les délivre du mal et leur donne la paix du coeur.

 

G. J. ROUX

Mon Père GEORGES BARBARIN

Il me fut donné d'avoir deux pères et je veux vous parler de ces deux hommes si différents qui firent de mon enfance un printemps avec ses soleils et ses gelées, ses giboulées et ses fleurs.

Quand j'étais tout enfant mon père était pour moi Jupiter tonnant et nos caractères étaient si semblables que nos orages étaient fréquents. Je me souviens ainsi de tournois dont j'avais presque toujours l'initiative mais où je n'avais jamais la victoire.

Des deux côtés la colère et la soif de ven­geance étaient égales, mais aussitôt le champ clos nous retombions dans les bras l'un de l'autre, n'ayant pas plus de rancune que de retenue dans nos indignations.

Quand j'ai grandi les joutes devinrent plus rares mais de temps en temps encore la foudre grondait, pourtant le printemps maussade avait fait place à l'été. L'union de nos coeurs et de nos âmes s'affirmait, notre conception de la vie évoluait dans la même direction et ma petite maman n'avait plus le coeur chaviré par notre violence.

En effet, depuis quelques années nous n'étions plus trois mais quatre, et ce nouvel hôte de la maison dont nous venions de découvrir la présence éternelle à nos côtés avait trans­formé bien des choses pour nous.

Ce n'est pas, bien sûr, du jour au lendemain que le cow-boy dresse son cheval rétif et celui de Papa était particulièrement ombrageux et coléreux et il ruait des quatre fers. Il avait reçu cet héritage d'une mère et d'une grand-mère au carac­tère fracassant et aux colères célèbres. J'avais par chance calmé ce tempérament excessif par la douceur et l'équilibre de ma mère.

Ainsi, bien que cavalière malhabile, je sui­vais cahin-caha l'étalon paternel. Mais périodi­quement encore nous nous retrouvions par terre, nos montures ayant pris le mors aux dents. Je craignait et redoutais ce Père que j'adorais.

La vie tournait et je quittai la France pour longtemps ; quand je revins après quelques années, je fus stupéfaite et émerveillée devant l'extraor­dinaire changement de mon Père. J'avais laissé un homme déchiré entre sa violence intime, ses con­victions profondes et sa volonté. L'épreuve et la croix de sa vie en avaient fait un sage. Il lui avait fallu toute sa force et un chagrin immense, toute son intense volonté et son courage finale­ment pour qu'il devienne ce qu'il désirait et voulait, il avait plié et brisé ce qui résistait en lui et il rayonnait d'amour et de compréhension.

Ceux qui l'ont approché récemment, qui ont. connu cet être tout de paix,

de lumière et de séré­nité ont du mal à réaliser la formidable lutte qu'il dût soutenir, la force d'âme et l'énergie de fer qu'il dût déployer pour en arriver là et je crois bien sincèrement que peu d'hommes ont eu une telle route à gravir pour arriver à leur réalisa­tion, à leur sublimation.

Comme je le dis dans le prologue du "Protecteur Inconnu" (autobiographie qui va paraître chez ASTRA ce printemps) ce qui a semblé incompréhensible et si injuste dans la fin terres­tre de mon Père fût au contraire la victoire, le couronnement et la purification finale.

Je sais enfin qu'il savait qu'il touchait au but et aspirait à voir l'autre coté de la montagne.

A nous maintenant de le suivre et dans la mesure de nos moyens d'arriver à notre tour au sommet.

Mais rassurez-vous, à nous il ne sera sans doute pas demandé autant, car tout s'harmonise, et plus l' âme est haute plus il est exigé d'elle.

Merci à vous, Amis, de nous permettre par notre union de continuer son oeuvre et de faire connaître à d'autres les. merveilleux secrets de l'union avec l'Ami et du Jeu de la vie.

Madame FEUILLET BARBARIN

 

 

GEORGES BARBARIN, LE MAGICIEN

Je lui dois beaucoup, je lui dois tant : le charme radieux de mon bonheur à mille facettes, ma joie d'apprendre et de comprendre, ma sérénité. C'est pourquoi je remercie le "Bulletin des Amis de G. Barbarin" de me permettre aujourd'hui d'exprimer ma reconnaissance en parlant de notre Ami le Magicien.

Certes, pour évoquer ce troubadour de la Sagesse, j'aurais aimé être un oiseau et pouvoir chanter haut dans le ciel des mots en forme d'étoi­les, emprisonner dans ces lignes tous les rayons du Soleil, la musique des Paix retrouvées, les notes claires des joies naturelles. Il me faudrait une plume de fée ou celle d'un poète !

La mienne est bien simplette, mais une profonde gratitude l'anime envers celui qui, par ses oeuvres, illumina notre vie, transforma en sourire nos lèvres contractées, en amour nos "pourquoi" révoltés, en

âme de velours nos esprits griffus ou violentés

Dans l'effarement des néants existentiels, dans la terreur de l'absurde inhumain, dans l'écrasement d'un matérialisme inopérant, Georges Barbarin fut bien le Magicien moderne dont notre monde avait le plus pressant besoin.

C'était, dit-on, un homme semblable aux autres apparemment, souffrant au départ des mêmes maux, et pourtant dans les plaies de sa vie il sut forger pour nous ses clés merveilleuses nous ouvrant à l'Infini. Il jeta entre l'Invisible et nos âmes rebelles un pont de Lumière et nous apprit l'art des métamorphoses.

Saisissant à plein cœur nos pensées défectueu­ses, il nous montre comment, avec beaucoup d'Amour, le Mal peut se changer en Bien, les larmes en rosée, les soucis en bouquets.

"Quand je bénis l'insulteur, je change les crapauds et les serpents qui sortent de sa bouche et les transforme en fleurs et en joyaux. Je puis à volonté "faire chanter des épluchures, des immondices, car si je les consacre à Dieu elles deviennent des oraisons".

"C'est cela le grand miracle religieux de tous les temps, la transsubstantiation incessante, la pierre philosophale spirituelle, l'alchimie suprême de l'Esprit" (vivre divinement P95)

Dans nos recoins desséchés il fait jaillir des sources fraîches, déchire sans façon tous nos voiles chagrins, dénude nos mélancolies au Grand Large vivifiant de l'Optimisme créateur, anime nos quoti­diens maussades d'exaltantes découvertes.

De son eau de Jouvence il inonde nos rides et contre nos dégradations proclame le défi de l'éternelle jeunesse, de la vigueur corporelle, de la prospérité.

Enfin il nous présente à nous-mêmes et sur cet étonnant miroir nous projette l'image des victoires offertes.

Soufflant sur nos braises mourantes, il ranime en gerbes d'or les enthousiasmes éteints... Et nous voici, nous, les tristes, les désenchantés, les malades, les désespérés, les ratés, les insignifiants, les malmenés, nous voici riches immensément.

Riches de nos destinées s'offrant en flammes vives à nos consciences éclairées.

Riches de la Connaissance nouvelle, des présents à fructifier.

Riches du vrai sens de la Vie et de l'Eternité. Nulle peine, nulle crainte, nulle souffrance ne résiste à cet enchantement, il suffit de comprendre, de croire et d'agir.

Grâce à Georges Barbarin, le Sage, Maître des Clés, le "Merveilleux" reprend sa place dans le cœur des hommes de bonne volonté.

 

Grâce à Georges Barbarin, le Sage, Maître des Clés, le "Merveilleux" reprend sa place dans le cœur des hommes de bonne volonté.

 

"Il pleuvait et je n'ai pas vu la route souillée, Mais j'ai vu la terre désaltérée,, le ciel pur, les moissons lourdes,

Et j'ai entendu la joie des bêtes et des gens Car je ne vois jamais le Mal, la Haine, le Mensonge

Ni n'entends les rires des démons,

Et pourtant où je vais je suis environné de vols d'anges

          Et de sons de harpe qui ne finissent point".

 

(cantiques de la Vie Heureuse)

Madame N. LELONG

 

Hommage à Georges BARBARIN

Ami, tu es parti, mais ton oeuvre est restée,

Témoin bien évident de quatre-vingt années

Pendant lesquelles tu as voulu sans y faillir

Eprouver tes idées, aimer, peiner, souffrir.

 

La Vie n'est pas pour tous une source de joie ;

Les épreuves sont là, les ennuis à la fois

Alors tu as voulu, par ton expérience

Aider ceux qui étaient compagnons de souffrance.

 

Il ne s'agit donc pas, pour nous qui te suivons

De rester sur les bases que toi même a jetées.

Rendant vivant ton souvenir de l'avant nous irons

 

En disant que chaque être, si son âme est peinée

Près de nous trouvera un peu d'aide et d'Amour

Seul baume bienfaiteur qui se répand toujours.

 

L. R.

LA RIVIERE

 

La rivière aux berges ensoleillées et fleuries emporte les âmes vers la sagesse et la Paix afin qu'elles puissent renaître dans la Lumière et la Beauté.

Cette rivière, c'est celle de l'Esprit où viennent se plonger toutes les âmes avant de revenir sur la Terre.

Elle est la Force et l'Harmonie. Elle reflète l'Image de la nature et contient la Paix du Christ.

Quand vous cherchez la Paix, celle qui est capable d'abolir pour vous toutes les inquiétudes, d'effacer toutes les déceptions, tournez-vous vers son image.

Son cours est lent et majestueux ; elle emporte les feuillages et les branches et aussi toutes les souillures, et fait de l'homme qui s'abandonne à son cours l'égal d'un Dieu.

Cette rivière, elle est vôtre pour peu que vous espériez la rencontrer un jour. Songez à elle, priez pour y plonger vos âmes fatiguées.

Elle traverse les montagnes et les plaines, et va se jeter dans l'immense océan de l'Amour Divin.

Que Dieu, le Dieu des hommes, vous soit proche. Qu'il vous guide et vous protège.

CLEO

LA SCIENCE DES SAGES

Il y a en fait peu de sages dans notre monde occidental et sans doute dans la terre entière, car la Sagesse requiert des qualités de maîtrise, d'équilibre dont la réalisation parait fort difficile.

Le monde d'aujourd'hui nous donne le spectacle du désordre dans les esprits et de l'inquiétude dans les âmes. Une hypertrophie du cerveau tend à annihiler toutes les autres facultés humaines. Pour les Occidentaux, après l'espoir de conquêtes fracassantes dont on espérait qu'elles apporteraient aux hommes un bonheur du moins matériel, nous pouvons constater une faillite aussi grande que furent les espérances.

Si l'homme voit croître ses biens, il voit croître aussi ses besoins ; s'il possède le néces­saire et souvent plus que le nécessaire, cela n'a point terrassé en lui ce terrible défaut qu'est l'envie sous toutes ses formes, l'envie génératrice de presque tous les fléaux qui torturent l'Humanité.

A cause de cette alchimie qui finit par rendre amères toutes les possessions et toutes les conquê­tes matérielles, scientifiques ou sociales, les hommes, dont un grand nombre pourraient s'estimer comme comblés, ne sont pas plus heureux.

Tourmentés, inquiets, Lis fuient à la fois devant leurs découvertes et devant les responsabili­tés qu'engendrent ces découvertes.

Aimant la nature, les exodes citadins le prouvent, ils détruisent ou mutilent les forêts, suppriment les jardins par lesquels respiraient les cités, empoisonnent les sources et les rivières, rendant inhumain leur habitat.

Aimant le silence, se plaignant sans cesse d'en être privés, ils se soumettent pourtant sans révolte au fracas des publicités, aux cacophonies radiopho­niques, aux bourrages de crânes commerciaux.

Aimant la paix, car ils croient l'aimer, ils admettent pourtant que la guerre soit inévitable. Ils la craignent et ne font que bien peu de choses pour l'éviter, renforçant au contraire sa possibi­lité par leur panique devant les perspectives que la guerre suppose.

Dans ces conditions, l'ambiance créée par les hommes étant difficile à surmonter, on peut s'imaginer quelle volonté, quelles vertus il faut dévelop­per pour atteindre cette Sagesse qui est équilibre, détachement et sérénité.

Cette absence de sagesse est-elle le propre de l'Occident et si nous nous tournons vers l'Orient allons-nous la rencontrer ? Là ne règne pas non plus l'équilibre. Certes, une longue préparation spiri­tuelle qui s'étend sur des millénaires, une possibi­lité d'isolement qui n'existe pas en Occident, permettent à quelques êtres exceptionnels de pratiquer la sagesse.

Toutefois ceci n'équilibre pas les immenses souffrances qu'éprouvent les peuples qui, pour avoir servi exclusivement l'esprit au détriment des corps, sont livrés aux souffrances d'une misère atroce, où les sages en puissance peut-être sont soumis aux tortures de la faim et aux carences qui y sont attachées.

D'autres peuples de cet Orient vers lequel bien des occidentaux ont tourné leur espérance sombrent ou vont sombrer dans un matérialisme pire que le nôtre.

Si nous sommes sans parti pris d'aucune sorte, il nous faut penser que ni l'Orient, ni l'Occident ne possèdent la Sagesse, ni l'un ni l'autre n'ont

en effet réalisé un équilibre entre la manifestation extérieure de l'être et la force qui crie en l'homme pour se faire entendre.

Qu'est donc cette science des Sages susceptible de nous apporter la paix du coeur et la sérénité de l'âme ? Que le mot "science" ne nous égare pas. Il no s'agit pas des conquêtes des savants, et bien peu de sages ont désiré approfondir cette science !

Au risque d'étonner les lecteurs de cette revue, et s'ils ont lu Barbarin, seront-ils étonnés quand nous affirmerons hardiment que la Sagesse est la Science du Bonheur ?

Il faut donc que nous définissions ici ce qu'est en réalité le Bonheur. Nous allons essayer à la lumière de ce que nous avons appris sur les hommes, de trouver quels sont les caractères du bonheur, de quoi il est fait, comment il est si difficile à réaliser et quelles pourraient être les conditions qui nous permettraient de le conquérir.

Je pense qu'il est fait en premier lieu de sta­bilité. Qu'est un bonheur dont on sait qu'il va finir ? Les êtres les plus remuants, ceux qui paraissent les plus instables ne peuvent vivre s'ils n'ont pas la possibilité de s'accrocher à quelque chose qui dure, ceci pouvant être suivant la person­nalité : stabilité matérielle, affective ou morale. Il nous faut une ancre sans laquelle il est impossi­ble de parler de bonheur.

Il nous faut aussi la paix. De quel bonheur peut-on jouir dans l'agressivité et la bagarre ? Même si notre nature nous porte à l'opposition, il faut un coin de nous-même où règne la paix.

Et enfin et surtout, il nous faut l'Amour. Nous en avons faim et soif, même si ce que nous appelons l'amour n'en est que la caricature. N'est-ce pas une de nos gentilles chanteuses "Yé-Yé" qui susurre "mais vivre sans tendresse, non, non, non" ?

Où donc le sage va-t-il trouver ces conditions idéales du Bonheur ?

La stabilité d'abord. Nous n'entendons parler que d'instabilité : instabilité monétaire, instabi­lité de l'emploi, instabilité de la famille, et j'en passe.

Tant que nous nous tournerons vers l'extérieur, cette condition du bonheur semble bien difficile à réaliser. Le Sage, lui, se tourne vers l'intérieur, et là, il rencontre l'Ami. Là, pas d'impermanence. Il nous attend, il désire sans cesse nous aider pour peu que nous l'en sollicitions. Rien des contingences multiples dont est faite notre vie ne peut nous sépa­rer de Lui.

Rencontrer l'Ami, c'est abolir l'inquiétude et trouver la stabilité.

La Paix ? On en parle, mais on parle plus souvent de la guerre, de dangers atomiques, des ambitions, des appétits, des concurrences, de jalou­sie, de médisances. Qui peut trouver la Paix en se tournant vers l'extérieur ?

Le Sage, lui, dans ce fracas, se tourne vers l'Ami. Là, règne le silence, l'harmonie. Dans ce merveilleux lieu secret les conflits s'apaisent et tout reprend sa véritable place.

L'Amour ? Qu'est un Amour qui doit finir ? Si l'homme a besoin d'éternité, c'est bien quand il pense à l'amour? Dans le cas contraire, l'inquiétude le ronge et ce qui devrait être la source de ses