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POSTFACE  

(1882-1965)

Ces livres sont dédiés aux hommes et aux femmes de notre époque, dont le chaos, le désarroi et l'incertitude  paralysent les espérances et affaiblissent les cœurs .Ils sont aussi dédiés à tous les désemparés, les faibles, les irrésolus qui ont le sentiment d'être passés à coté d'une vie plus féconde. Ils leur donneront le moyen de transformer radicalement leur existence par la mise en oeuvre d'une nouvelle forme de pensée, dans le respect de la loi d'évolution de notre univers. Nul ne lira ces livres sans en sortir grandi, revivifié et conscient des richesses invisibles qu'il recèle. Une maîtrise intelligente de ses pensée  permet à l'homme déterminé et persévérant de se contrôler lui-même et d'influer harmonieusement sur les êtres, les choses et les évènements."

Georges BARBARIN

 

Le 1 Août 1965 , à 20 heures, mon père Georges BARBARIN et sa femme Sen périssaient asphyxiés dans leur jardin de Bormes-les-Mimosas, lors des grands incendies du Var. Ils  avaient dû quitter leur maison pleine de fumée, un bungalow voisin brûlant à 3 mètres de là, rempli de vêtements et de livres. Ils étaient partis tous deux, la main dans la main et n'avaient pas fait 50 m quand, dans la fumée, ils tombèrent du haut d'une "planche". On les retrouva tous deux, se tenant toujours par la main, asphyxiés mais non brûlés. Ils avaient connu cette "mort douce".

Quelle étrange fin semble-t-il pour celui qui croyait en l'ami. Tout s'était orchestré pour qu'arrive cette fin qui n'avait aucune raison d'être. Il avait fallu que nous les quittions la veille, que les voisins toujours là et ne s'absentant jamais ensemble soient partis de l'autre côté du feu, que Sen, ma belle-mère, très éprouvée par les conflits du Viêt-Nam l'oblige à quitter sa prière et sa méditation. Quelle étrange fin pour un "scorpion" que la purification par le feu !
Je sais que le passage fut rapide et sans souffrances et que la "lumière" les attendait de l'autre côté après avoir franchi la porte de notre univers matériel.

La vie commence quand notre vie s'achève était sa conviction profonde, et telle est la mienne

.Françoise FEUILLET - BARBARIN


                (1928 –2005)

 

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02/01/2011