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LES AMIS DE GEORGES BARBARIN

 

  SA VIE

 

     

GEORGES BARBARIN est né le l7 novembre 1882  dans la ville d’ Issoudun (36) au cœur même de la France. Il n’a presque pas connu son père décédé d’un « chaud et froid »alors  qu’il était âgé de 18 mois. Sa maman, à 21 ans se retrouva veuve avec deux bébés dont le plus jeune Raoul avait six mois. Celui-ci fut tué en 1917 aux Dardanelles. C’est donc chez ses grands parents que G.B. fut élevé . Sa grand-mère Françoise Bone était une maîtresse femme et dirigeait tout son petit monde à la baguette. Son grand père était l’architecte de la ville d’ Issoudun . Juliette BARBARIN (née Bone) rêvait d’un grand destin pour son fils aîné, elle  le  voyait au moins Évêque. Ce qui expédia mon pauvre Père en pension au Sacré Cœur d’ Issoudun puis au séminaire. Il en ressorti à 18 ans avec bac et idées assez révolutionnaires. Il entra dans l’administration et pendant des années ce poète rêveur remplit des formulaires et fit des colonnes de chiffres. Un jour il envoya au préfet une addition rédigée en (balles). Ce qui lui valut une note lui demandant la valeur de la « balle » et le commencement d’une très grande amitié avec Charles MORELLET sous les ordres duquel il travaillait en tant que secrétaire général de préfecture à Tours
Tous deux poètes ils rivalisaient de belles-lettres et c’est alors que, devenu le  conservateur du Château de Chinon , il commença vraiment sa carrière d’écrivain .Il publia une revue littéraire  (une douzaine de numéros pendant l‘année 1925) avec une dizaine d’autres écrivains. Après un mariage désastreux dans sa première jeunesse, il rencontra MAY CLEMENT et ils unirent leurs vies et pansèrent ensemble leurs blessures conjugales. Profitant d’une restructuration de l’administration mon Père prenait sa retraite à 50 ans et venait s’installer à Paris. Le 8 Octobre 1928 la famille s’agrandissait avec la naissance  de sa fille Françoise. Évoluant dans le cercle (restreint à l’époque) des écrivains, il publiait une dizaine d’ouvrage chez les plus grands éditeurs, devenait le filleul spirituel de Colette,  était critique littéraire, de théâtre, puis de radio avec le premier poste de la Tour Eiffel , et enfin journaliste .Puis  il rencontra une américaine dans un petit village près de Paris : Bazainville. Nous y avions loué une maisonnette pour nos week-ends et un jour en rentrant de Paris il ramassa en stop Grace Gassette. Celle-ci concrétisa les  pensées profondes que mon Père avait sur la spiritualité. Il avait en ses jeunes années été le secrétaire de Léon Denis le pape du spiritisme et bien que toujours fâché avec l’ Église , il était profondément croyant en Dieu et en l’Homme. Commença alors son évolution spirituelle . Quittant Paris en 1936, nous achetâmes  une fermette dans le Loiret entre Orléans et Giens, tout près de l’ Abbatiale de St Benoit sur Loire. Un travail de romains nous y attendait (transformer la grange en bureau et une chambre pour moi, l’écurie en chambre parentale, l’étable en salle à manger et le fournil en cuisine et salle de bain ! Mais ,grâce à cet exode rural, les années de guerre de furent pas trop dures . Entre les légumes et les fruits plantés par mon Père, les lapins et les poules de ma Mère nous avons pu alimenter famille et amis parisiens et recueillir parents et amis. Une protection extraordinaire couvrit cette maison pendant toute la guerre malgré nos  inconsciences . En effet nous avons caché des soldats africains, puis entretenu des relations suivies avec  des amis juifs : notre éditeur Oliven dont une partie de la famille fut arrêtée près de chez nous et déportée , Max Jacob caché à St Benoit que mon Père allait voir et toute une famille de tailleurs qui vécurent dans leur cave parisienne, sans voir le jour, ravitaillée uniquement par les colis que ma Mère envoyait à leur concierge. Tout cela est raconté dans un livre l’œil de la Tempête.
Mes parents durent se résoudre à vendre la sourcerie et trouvèrent un vieux mas de deux cents ans à Tourrettes sur Loup (06) La Gratitude où ils vécurent  à partir de 1949.Après le  décès  de ma mère atteinte de la maladie d’ Alzheimer en 1957, mon Père vendit la maison et commença pour lui une série de déménagements pour finir par s’installer avec sa nouvelle femme Sen dans un mas à Bormes-les-mimosas en 1963.
C’est là que le destin l’attendait le ler août 1965 et lui permettait de partir en apothéose rejoindre CELUI et ceux qui l’attendaient.

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Exemplaire de son écriture

 

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02/01/2011